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Piano Club - Andromedia

jeudi 6 mai 2010, par Marc

Synthé club


Ca bouge ces derniers temps à Liège. On vous a parlé récemment de Dan San et de My Little Cheap Dictaphone et c’est au tour de leurs potes de Piano Club de faire l’objet d’une analyse. Le label Jaune Orange donne donc des signes de belle santé et nous serons les derniers à le déplorer.

Hollywood Porn Stars, groupe qui a été fondé par des potes qui faisaient partie d’autres groupes pour gagner un concours, est devenu subitement un peu connu. Les deux leaders qu’ils comptaient en leurs rangs (comme un Wolf Parade mosan si vous voulez) sont cependant repartis vers leurs projets respectifs avec le succès que l’on sait pour Redboy chez My Little Cheap Dictaphone et ce premier album de Piano Club pour Sinatra.

Même si les velléités sont bien plus pop ici, des comparaisons ne vont pas être facilement évitables. Parce que le point commun entre les deux projets est le culot. On le sait, le dance-rock est une espèce en voie de disparition. Sans doute que les groupes se sont rendus compte qu’il ne suffisait pas de mettre du beat pour transformer un morceau moyen en tuerie. Les réussites étant en effet plutôt l’exception dans ce genre relativement répandu. Piano Club a visiblement bien assimilé cette leçon, même si ce qui étonne au début, c’est que le tempo n’est pas élevé.

Dans le genre où je n’ai pas des kilopelles de références, il y a eu Ghostland Observatory, avec le même aspect grandiloquent, voire spectaculaire (Not Too Old) qui n’omet même pas (époque oblige) une allusion aux années ‘80 (The Great Enigma). Sinon, on entendra ce qu’on pourra appeler du space-dance-rock (Love Hurts) enrichi de synthés dont la certaine mélancolie fait du bien à de vraies mélodies poppy du plus joli effet (Honeymoon). D’une manière générale, on ne vire jamais dans la franche euphorie, ce qui pourrait donner bien des idées à quelques remixeurs jouasses. Les cloches de Not Too Old sont peut-être un appel à James Murphy (on reparlera de la bofitude du dernier LCD Soundsystem), allez savoir. Quitte à rester dans la citation de noms plus ou moins illustres, j’ai trouvé une franche ressemblance entre Human Kind et le style des déjantésLegendary Pink Dots.

Cet album est augmenté d’un EP de six titres. Ce ne sont pas des épluchures, loin s’en faut puisqu’un Elephant profite d’un riff de clavier un poil plus agressif qui est bien utilisé. On dirait qu’ils s’y relâchent un brin et l’effet est plutôt bon. C’est ce que je préfère en tous cas.

Dire que cet album m’a maintenu au bord des larmes serait sans doute exagéré mais dans les limites de ce style electro-pop vitaminé mais placide, cet album montre un savoir-faire qui leur promet des lendemains qui bougent. Cet album bien fini, sans matière grasse ajoutée est une bonne surprise.

Article écrit par Marc

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