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Goldie Lookin’ Chain : Greatest Hits

jeudi 10 août 2006


Tout d’abord, rassurez-vous à la lecture du nom de cet album, vous n’êtes pas passé à côté d’un groupe pendant tout ce temps, il s’agit bien d’un premier album. Ce qui situe l’aspect canular de ce projet, né, selon leur propre aveu, de l’ennui inhérent à la vie au Pays de Galles.
C’est un festival de blagues, de sketches introduisant tous les morceaux (mention à celle de Half man half machine, n’hésitez pas plusieurs tentatives pour tout piger). Mon niveau de langue anglaise me permet plus de deviner que comprendre toutes les subtilités de cette langue de rue distanciée.

Les goldie parlent de souvenirs d’enfance disco (Roller disco), de rap, de mère avec un pénis, mais surtout de drogues douces. C’est presque une idée fixe. Mais l’essentiel, finalement, c’est que la musique elle-même est convaincante. Il s’agit de pur Hip-hop, fleurant parfois le old-school et se moquant férocement à l’occasion du R’n’b faussement sensuel sur You knows I love you. En tous cas, on n’est pas ici dans un minimalisme à la Sttellla.

Musique finalement jubilatoire et addictive (peu de jours sans le mettre) qui prouve s’il en était besoin la formidable variété du rap.
Si vous voulez savoir à quoi ressemble l’Angleterre d’aujourd’hui, le trio formé par The Streets, Goldie Lookin chain et Dizzee Rascal vous donnera des pistes.
L’album des bons moments, de la fête qui commence. Hey, man, your mother got a penis, hihihi... (M.)


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