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Trike - Trike and The Vikings

lundi 26 avril 2010, par Marc

Vade Retro mélancolie


Les Canadiens sont partout. En plusieurs endroits de ce site pour commencer et maintenant même sur le petit label bruxellois défricheur Cheap Satanism. Enregistré à Aarhus, c’est en effet dans la capitale belge que le duo a mixé ce Trike And the Vikings.

Les textes joints à l’album parlaient de synthés années ’80. Vu l’overdose actuelle, je craignais un peu et ces appréhensions ont vite été balayées, parce que cet album se place dans la mouvance de la pop un rien déjantée dont on rappellera quelques-uns des défenseurs en cours d’article. Dès la pochette où on doit découper l’emplacement des yeux pour pouvoir placer la paire de son choix figurant sur le cd même, le doute n’est pas permis, l’imagination est au pouvoir.

La voix de la fille, les respons, les changements continuels, on n’est pas loin d’Architecture In Helsinki (Flowers With Viking Powers). Donc, indirectement, il y a du Sugarcubes, voire même les B52’s. Dans le genre de délires aux voix mixteson pensera aux exercices précédents de Jona Becholt chez YACHT. Du moins jusqu’à sa prise en main par James Murphy. Vous remarquerez que les références ne sont pas exactement à chercher chez les formations les plus compassées.

Les passages au phrasé hip-hop m’emballent moins, mais c’est une règle générale qui ne s’applique pas qu’à eux mais me rend Let’s Jog un peu moins attractif. Un Rollerderbytime est aussi un peu crevant sur la longueur mais bon, on dira qu’ils se laissent emporter par leur fougue. Surtout que des morceaux comme Smack Me Around marchent plutôt bien. Et ils peuvent tenir tout seuls avec refrain un peu vulgos mais drôle (Zombie Tragedy). J’aime bien quand de gentilles voix disent des trucs du genre Oh my god I’m so hot she said/Holy shit I’m adorable/Look at me in this outfit/I’m so fuckable.

Sa voix à lui et ses intonations rappellent énormément Jarvis Cocker. C’est encore plus patent quand le rythme ralentit. (Politics Of Love et son départ acoustique). Sa voix à elle est plus jouasse et canaille et semble toucher ses limites (volontairement peut-être) sur Gumball.

Vous l’avez compris, c’est un délire maîtrisé et communicatif qu’on entend sur cet album. Nécessaire à petites doses, cet humour décomplexé m’a agréablement accompagné en tous cas.

http://www.cheapsatanism.com

Article écrit par Marc

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