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The Hold Steady - Heaven Is Whenever

dimanche 2 mai 2010, par Marc

Exception non confirmée


« Je n’aime pas le rock ». C’est une de mes phrases stupides et lapidaires préférées. Cette assertion à l’emporte-pièce vient de la simple constatation que le rock ne m’intéresse pas en lui-même, que le son d’une guitare électrique ne suffit pas à me faire grimper aux rideaux. Ceci explique pourquoi les groupes qui vrombissent ne sont que très rarement mentionnés ici. Si la violence sonore me fascine parfois par son jusqu’auboutisme (HEALTH, 65 Days Of Static), elle n’est pas un but en soi que je recherche. Ce long préambule a un double but. Tout d’abord, dissiper un malentendu et essayer d’expliquer l’absence de bien des bonnes choses à guitares dans nos colonnes, ensuite de situer le contexte d’une critique d’un groupe de « bête » rock, et revendiqué tel.

Parce que c’est justement dans cette frange presque insouciante du pub-rock qu’on peut inscrire The Hold Steady. Et je dois dire que leur album précédent m’avait procuré ma dose de petit plaisir sans prétention. Ce que je n’avais pas prévu en écrivant cette intro, c’est que je serais déçu par cet album, que j’y chercherais en vain les morceaux supérieurs qui m’avaient amené à revenir sur Stay Positive. Dès le départ on les sent un peu las, fatigués. Alors qu’ils arrivaient par le passé à le transcender en rage salutaire, on dirait que les lendemains de cuite les ont forcés à diminuer les amplis.

Les thèmes n’ont pas changé, la déchéance boostée par la boisson et une vision embrumée mais non frontalement amère des choses est toujours à l’ordre du jour. On retrouve donc logiquement ce que Love Is All a déjà dit avec plus de pêche sur Seagull : I was pretty sure I was not her first choice/I was the only one remaining (The Weekenders).

Etrangement, les morceaux qui utilisent au mieux leur énergie mêlée de fêlure sont les plus lents, comme la ballade fatiguée sur We Can Get Together. Ou encore le final plus dense d’A Slight Discomfort. Mais ce ne sont que des éclaircies.

Sans doute que parfois, je devrais me mettre au format court comme le Mmarsupilami. Parce que les écoutes de cet album ne m’ont pas permis d’être analytique. Ca ne peut pas marcher à tous les coups non plus. Donc si certains montreront leur satisfaction d’avoir entendu un album de rock bien fait, je conclus quant à moi que rien ne me ramènera vraiment vers ce Heaven Is Whenever.

Article écrit par Marc

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