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Ceo - White Magic

jeudi 15 juillet 2010, par Marc

Comme les petites boulettes


Pour les albums qu’on découvre aussi il y a des limbes, une zone mal définie qui dure quelques écoutes, où on décide si l’album qu’on a dans les oreilles fera l’objet d’une critique. Parce qu’on ne parle pas de tout ce qu’on entend. Pour cet album par exemple, découvert au détour d’un article de Pitchfork (cette référence est loin de l’obsolescence), ce furent les secondes finales de la plage titulaire qui m’ont donné envie d’y revenir, de m’en imprégner et de vous relater mes impressions en toute partialité.

Comme souvent de nos jours, Ceo cache une seule personne, Eric Berglund, par ailleurs moitié du duo The Tough Alliance. Cette dernière formation ayant l’air d’être un des fers de lance d’une certaine electro indie. Pourtant, ce sont bien d’engageants violons qui nous accueillent, ce qui fait que les beats de l’Illuminata qui suit nous cueillent donc un peu à froid, pourtant c’est le cœur de l’album auquel on accède par ce biais-là.

Ce genre de pop, ou de variété dans l’acception littérale, qui n’a pas peur de l’accessibilité, sans pourtant se rapprocher de la twee-pop plus traditionnelle et fermée aux sons modernes est une tradition suédoise, à l’instar des petites boulettes de chez Ikea. Oh God Oh Dear est un autre exemple de chamber pop avec violons synthétiques, dans une tradition bien établie. Et puis Come With Me ressemble à du Air France (disons Collapsing At Your Door parce que vous aimez bien les exemples). Mais on peut aussi trouver un cousinage outre-Atlantique avec les peu diffusés Memory Tapes.

De cet album très court je n’aurais pas déploré l’absence de Den Blomsterid Nu Kommer. Qui nous rappelle pourtant qu’on peut pratiquer une langue autre que l’anglais et rester cohérent. Parce que si le morceau commence comme une chute d’eurovision (ce qui est une ressemblance plausible pour un chant idiomatique), il s’éloigne un peu du gag initial.

Dans nos classifications par mots-clés sur ce site, on a inclus l’origine géographique. Parce que c’est souvent (pas toujours il est vrai) éclairant. En effet, s’il vaut mieux éviter les préjugés et s’offrir une oreille neuve, venir de Toronto, Montreal, Brooklyn ou Göteborg comme ici, ce n’est pas anodin. Surtout que même les yeux fermés, ce mélange de pop légère occasionnellement tournée vers une electro faussement sucrée ne peut masquer son origine. Le déterminisme a encore frappé.

http://www.ceoceoceoceoceo.com/

Article écrit par Marc

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