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The Dark Water Hymnal - Collapse The Structure

mardi 1er février 2011, par Marc

Souffle au coeur


Les principales motivations derrière ces critiques, ce sont le plaisir d’écoute, la découverte et le partage. Les deux premières étant remplies pour moi, il est temps de passer à la troisième et vous souffler à l’oreille un nom que vous connaissez peut-être.

Dans le folk ample avec une volonté héroïque, les exemples sont nombreux, mais ils pêchent parfois par une trop grande discrétion, ce qui rend des formations comme Local Natives, Freelance Whales ou Seabear attachantes mais moins. N’allez pas chercher plus loin l’origine de la quatrième étoile. Si pour vous l’absence de guitare électrique entraine un tempo nonchalant et de la dépression compacte, vous risquez d’être surpris. Oui il reste du violon (avec ce son-là, on parle plus volontiers de fiddle), omniprésent même. Ils ont aussi souvent recours à une batterie en retrait mais très enveloppante. ça marche toujours. On pense aux sympathiques The Rural Alberta Advantage, ou, plus déroutant, aux disparus The Aloof. On complétera le survol de leur panoplie en évoquant les deux voix qui tirent les morceaux. A ce propos, il y a même moyen de déceler des accents de Brandon Flowers. Nooon, revenez, je n’en ai détecté que des bribes sur Wherever We Are. D’une manière générale, c’est le premier album de My Latest Novel qui est le point de référence le plus fiable.

Non, monter sur un roulement de batterie n’est pas l’idée la plus novatrice de la décennie en cours mais Chandeliers fonctionne et c’est tout ce qu’on lui demande après tout. Pareillement, The Wind And The Waves dégage une bonne dose de bonnes choses. Même s’il peut sembler facile de laisser filer le tempo pour accrocher l’oreille, The Quiet séduit immanquablement.

Heureusement, ils ont pensé à ne pas trop lisser le son. La patine indie est donc fort présente, et augmentera donc la connivence. De plus, ils ont le bon goût de ne pas sonner comme du sous-Arcade Fire, la performance mérite d’être saluée. Dans cette catégorie, c’est une performance qui mérite d’être mentionnée.

La main sur le cœur et l’archet au fusil, The Dark Water Hymnal avance fièrement, montrant que l’héroïsme, c’est mieux quand c’est fait à la main et pas à coups d’artifices de production. C’est pour moi une de mes découvertes de ce début d’année, parce que si bien des groupes intéressants nous avaient livré des albums subtils, ils manquaient souvent de l’énergie qui suinte ici de tous les morceaux

www.myspace.com/thedarkwaterhymnal

Article écrit par Marc

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