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Freelance Whales + Broken Records, Botanique, 10/02/2011

vendredi 11 février 2011, par Marc

Inégalité triangulaire


Deux groupes qui avaient plu l’an passé, la même soirée dans une salle toujours aussi accueillante ? Voilà une bonne raison de se déplacer au Botanique.

En sus des deux formations pour lesquelles on s’était déplacés, nous avons eu droit à un petit supplément appelé Belleclose. La jeune femme tout de rouge vêtu pratique un folk gentil (paroles dépressives éculées et guitare basique) qui manque cruellement d’originalité. On a tellement entendu de guitare/voix qu’on est devenus exigeants sans doute. Commencer et terminer par une reprise très cliché de Britney Spears (la même qu’a déjà faite Yaelle Naïm) achève de ne pas nous séduire.

Les choses sérieuses attendront donc le sextet écossais de Broken Records pour vraiment commencer. Et elles partiront en grand. La question qu’on se pose parfois à propos de ce genre de groupe est "pourquoi ça ne marche pas mieux ?". Ils ont tout : le souffle, quelques compositions très réussies (l’album Let Me Come Home est très bon) et sont solides sur scène. Certes, ils pourraient rendre leur son plus distinct et il faut attendre la fin du set pour que le chanteur montre de quoi il est capable, mais Broken Records a tout d’une grande formation en devenir. Le public, d’ailleurs, s’est visiblement déplacé pour eux, formant un auditoire bien plus fourni que lors de leur prestation précédente.

Il reste donc un rien moins de monde quand déboule la tête d’affiche. Leur dégaine de geeks gentils et leur "Hello, We’re Freelance Whales from Brooklyn, New-York" me font comprendre bien des choses. Alors que j’avais été séduit par leur côté folk ample (Generator passe très bien en live), il s’agit surtout d’un groupe de pop indé new-yorkais, avec quelques poncifs du genre, comme le mini-clavier Korg et les grosses lunettes. Le son est donc plus franc, plus pop, et est plus compact sur scène. On comprend donc mieux que des morceaux comme Starring ou l’insouciant Kilojoules soient leur fonds de commerce. Plus proches de Clap Your Hands Say Yeah que d’Arcade Fire donc. Mais l’heure tardive aura raison de nos ardeurs, et nous les quitterons sur une bonne impression.

Trois artistes, trois résultats différents, une grande confirmation, il y avait de tout à la Rotonde ce soir-là.

Article écrit par Marc

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