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Baby Fire - No Fear

lundi 11 avril 2011, par Marc

Au Feu !


Parmi les gens qui ont mon respect indéfectible, je compte ceux qui ont le courage de lancer des structures, des labels pour que des artistes aient la chance de trouver leur public. Dans les cas de proximité, citons, parce que c’est bon, Jaune Orange, Depôt 214, Spank Me More ou Cheap Satanism. Quand une production de ces derniers arrive sur la platine, on se doute que ça ne sera pas mièvre et ronronnant.

De mièvre il ne sera pas question puisque le rock abrasif et nerveux du duo féminin Baby Fire est là pour mettre le feu au matelas. Cette réflexion étrange a un fondement puisque c’est le personnage d’Ottis Toole (tueur en série et incendiaire) qui a inspiré quelques thèmes de cet album. C’est de lui également que vient le nom du groupe, Baby Fire étant le nom que donnait ce dingue aux feux de matelas qu’il appréciait aussi de temps en temps. On en apprend dans les dossiers de presse.

Ce qu’il n’aura pas à nous dire, c’est que la chanteuse Diabolita officiait aussi dans Keiki . Une fois qu’on l’a entendu, ce timbre de voix reste en mémoire. Ici encore, il constituera le point d’accroche et le principal argument de l’album. On le trouvera toujours aussi proche de certaines intonations de PJ Harvey. Quand la voix se perche, difficile de ne pas penser à la géniale diva moche du Sommerset. Petit avis personnel, je serais curieux d’entendre cette voix dans un contexte moins énervé.

Cet album enchaine donc de la fureur tempérée par la sensualité de la voix, mais il reste de la place pour un peu de lourdeur bienvenue, qui amène de l’épaisseur et permet au profane comme moi d’enchainer sans dommage les 16 titres. Seuls quelques moments plus hachés comme Fingers m’auront franchement sorti de ma zone de confort. Par contre, un Soap garde toute son intensité. A intervalle réguliers, un décrassage du genre m’est indispensable. Ah oui, madame, Eugene ne peut pas être ‘stronger than Chuck Norris’. C’est pas possible, ça…

Quand on pratique l’énergie comme un genre à part entière, une voix franche et reconnaissable rend un album tout de suite plus abordable au commun des mortels que je représente pour l’occasion. Si un déssablage auriculaire est prévu pour vous, je vous conseille cette thérapie par le feu.

Ca se goûte ici
Et s’achète ici

Article écrit par Marc

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