lundi 27 février 2012

Délicatesse préservée
Perfume Genius, nom à la scène du Seattelite Mike Hadreas, nous avait déjà charmés il y a plus d’un an. D’abord avec son premier album sensible et délicat, fait tout seul comme un grand et chez lui. Ensuite avec un concert dans une Rotonde remplie qui a confirmé que certaines personnes ressemblent à leurs chansons, délicates et timides. En abordant un second album, j’ai pour habitude d’aller voir ce qu’on racontait du premier. C’est ce que je vous conseille de faire, parce que le revirement n’est pas spectaculaire. Ca y est, vous l’avez lu aussi ?
Mike reprend les choses où il les avait laissées il y a un peu plus d’un an, en commençant par un joli premier morceau, où on le retrouve exactement où on l’avait laissé, entre une nappe de synthé et un clavier triste, à nous susurrer sa mélodie jolie et triste. Donc, non, il n’a pas convoqué de section philharmonique pour étoffer sa réputation naissante. Ce qui a changé, finalement, c’est lui. Plus assuré, plus mature, moins souffreteux, plus ouvertement plaisant (Hood). Ce qui donne de nouvelles références. On pense maintenant à Antony and The Jonhsons (No Tear, Sister Song), voire du Sigur Ros quand le fond est plus brouillardeux ou cotonneux (Dirge) et que des nappes de sons plus aigus tapissent le fond. Si vous aussi vous avez succombé à des artistes comme Low Roar entretemps, la familiarité vous plaira.
Le talent ne l’a pas déserté, ce qu’on constate le temps de impeccablement dénudé Normal Song. Non qu’il faille jouer la carte du minimalisme pour pouvoir en revendiquer, un traitement pareil ne laisse passer aucune faille, aucune faiblesse d’écriture ou d’interprétation. Pour le reste, tout est une question de ressenti. J’ai adoré multiplier les écoutes de cet album mais la vraie chair de poule n’est pas venue. Sans doute qu’elle n’était pas prévue. Perfume Genius s’installe en tous cas dans le cercle fermé des artistes qu’on a envie de suivre, et sa nouvelle assurance n’a pas rompu le charme.
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