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Coeur de Pirate, Cirque Royal, 22/04/2013

mardi 23 avril 2013, par Marc

Il y a l’après


La première fois qu’on avait vu Coeur de Pirate, c’était il y a quatre ans. Elle débarquait du Québec, faisait son premier concert en Europe. Son premier single tournait déjà sur les radios, ce qui avait déplacé le concert de la Rotonde à l’Orangerie. En voyant des gens qui attendaient l’ouverture des portes du Cirque Royal à 18h30, on s’est rendus compte que les choses avaient bien changé. Pour être honnête, on le savait déjà un peu.

On ne se félicitera d’ailleurs jamais assez d’avoir découvert Béatrice Martin avec une oreille vierge, avant tout tapage médiatique. On n’est pas surs qu’on ait été accrochés de la sorte sans ça.

Mais revenons à la soirée. La première partie est assurée par Maissiat. Je ne connaissais pas la Française, mais on peut dire d’emblée que cette programmation est une bien bonne idée. Au piano et accompagnée d’une guitariste, elle exploite au mieux l’intimité de l’installation. Je n’ai pas une grande sensibilité pour la poésie ’pure’, ce qui fait que je ne suis pas rentré trop vite dans son univers. Il faudra sans doute quelques écoutes, mais elle le mérite. La voix est chaude et belle, le piano bien en place. Cette courte prestation était un bien bel échauffement.

Dans les concerts où je vais, il y a peu de gens dans une petite salle, tout le monde est très très calme et finalement, je pense qu’on est un peu toujours les mêmes. Ce n’est pas le cas ici (non, je ne vous y ai pas vus), avec parfois de très jeunes enfants. Ici, dans les concerts que plein de gens vont voir, le public crie très fort avant même que l’artiste n’arrive. Terminons avec les points qui fâchent en mentionnant que non, on ne va pas au concert pour entendre le public chanter, et le Comme Des Enfants final était bien plus embarrassant, comme l’ont été les tentatives de battement de mains pour faire le rythme mais à côté du rythme. Soyons honnêtes, ce sont des épiphénomènes pas importants.

Ah oui, je m’en voudrais de passer sous silence qu’on m’a interdit de prendre des photos à la mi-concert. Qu’un crétin utilise le flash plein de fois et on ne dit rien. Mais qu’on essaie de prendre une image potable (ceci dit, ce n’est pas trop mon cas) et c’est tout de suite la révolution. Ce type de la sécurité pense-t-il (rien que l’idée m’amuse...) que je les vends ?

Revenons au principal, c’est-à-dire à Coeur de Pirate qui chante toute seule au piano. Sans surprise, elle le fait toujours très bien. Elle a laissé tombé la chemise grunge et le mini short pour une seyante robe noire qui tranche un peu avec les tatouages de la jeune mère. Mais ses chansons courtes et simples font toujours mouche, ont toujours le bon dosage entre émotion et retenue. Le toujours très bon Place de la République est évidemment moins hénaurme sans l’imposante production, mais n’oublions pas que c’est dans cette configuration-là qu’on l’avait découvert. Ce court concert (une heure environ) comportera une seule reprise du très beau classique She Belongs To Me et une version d’une chanson écrite pour le vainqueur de la Starac québécoise (ouch) un peu en retrait. Elle tâtera même brièvement de la guitare. Acoustique pour Verseau, électrique pour le moins connu Hôtel Amour. Elle s’en sort avec les honneurs, même si elle maitrise définitivement mieux le piano.

Voilà, on ne renie pas Coeur de Pirate parce que son talent reste. Son public a changé et il faut bien le dire, c’est déroutant quand on a l’habitude de voir des trésors confidentiels (en gros, tous les autres concerts). Mais si on n’est pas certains d’aller la revoir, on l’écoutera encore et encore.

Article écrit par Marc

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