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Mathieu Boogaerts, Nuits Botanique, 07/05/2013

jeudi 9 mai 2013, par Marc

Très fort tout seul


On peut dire que ces Nuits Botanique sont assez francophones et intimes pour nous. Étrangement, je n’ai pas souvent parlé de Mathieu Boogaerts sur ce site. Pourtant, ses deux derniers albums méritaient plus que le détour. Mathieu Boogaerts paru fin 2012 marquait un retour très réussi vers plus d’intimité après le détonnant -I Love You.

Mais dans ce Musée toujours aussi intime et qui impose d’arriver tôt, c’est Li-Lo* qui ouvre le bal. Il faut un peu de temps pour s’habituer à cette douceur, parce que ce ne sont pas la claviériste ou le batteur qui font du bruit (ce n’est pas ce qu’on leur demande), à faire passer Cocoon pour du doom-metal. Mais le charme opère, les morceaux sont remplis de mélodies, et quand la voix ne pousse pas trop, elle est charmante. On reconnait même un morceau qui a beaucoup tourné sur Pure FM. Evidemment, les interventions sont un peu trop préparées, même si la sympathie est immédiate, parce que son album n’est même pas sorti. C’est donc les débuts d’une artiste dont on vous reparlera sans doute. Elle nous quittera sur une version au ukulélé de Feelgood Inc. de Gorillaz qui lui sert d’étrange carte de visite. Elle l’a visiblement réinterprétée quelques minutes plus tard pour Pure FM. Ca se regarde ici.

Mais la soirée était soldout pour Mathieu Boogaerts. La scène est entièrement vidée de ses instruments et autres éléments de décoration divers (coffres et abat-jours) pour ne laisser qu’un ampli, un micro et un clavier. Il a donc décidé de se débrouiller tout seul. Et il a bien raison, il le fait très bien. Certaines personnes ont le truc pour parler à un public et Boggaerts l’a indéniablement. De plus, son jeu de guitare électrique subtil occupe tout l’espace sonore. Ses chansons sont souvent courtes, accrocheuses, amusantes et sensibles, et les entendre dans d’aussi bonnes conditions est un vrai bonheur.

Il parcourra évidemment presque tout son dernier album en insérant beaucoup de morceaux plus anciens, y compris quelques délires du précédent, visiblement composé à quelques rues d’ici (on était presque voisins à l’époque, ce qui est aussi inintéressant qu’exact). Les paroles ont une teinte particulière, un phrasé très particulier que le public apprécie visiblement beaucoup. Il ne permettra pas de battre le rythme avec les mains parce qu’un public hors rythme, c’est perturbant pour un artiste, mais il acceptera avec plaisir qu’on serve de choristes.

L’heure quart prévue en durera une heure quarante, et c’est une bien bonne chose. On entendra aussi des morceaux écrits pour d’autres comme Luce et Camelia Jordana (Moi C’est, c’est de lui...). Voilà, l’exercice solo intime est très particulier mais Mathieu Boogaerts le maitrise avec bonheur. Prochaine visite, Albin de la Simone, ici même. Pas à dire, ce sont de bien belles Nuits.

Toutes les photos sont ici

Article écrit par Marc

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