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My Little Cheap Dictaphone, Botanique, 30/01/2014

jeudi 30 janvier 2014, par Marc

Ils sont prêts


Après les premières bordées d’albums, le premier concert est un fait marquant de l’année nouvelle. Pour lancer les hostilités de 2014, c’est le retour des Liégeois de My Little Cheap Dictaphone qu’on va voir.

Le Botanique est étrangement bondé ce soir. Il faut dire que le Parti Socialiste y organise un événement pour lancer sa campagne. L’impression de se faire marcher sur le territoire est assez prégnante. Mais on oublie tout ça bien vite en entrant dans la toujours conviviale salle de la Rotonde. Qui pour le coup est bien garnie. Comme ce concert est présenté comme release party du nouvel album, tout ce que le royaume compte comme fans et connaissance a l’air d’être là, plaçant le groupe en terrain conquis.

A l’heure qu’il est, je n’ai écouté qu’une fois The Smoke Behind The Sound. Pas assez pour s’imprégner des nouveaux morceaux, mais c’est suffisant pour donner envie et se rendre compte de leur nouvelle orientation. On reparlera très bientôt de cet album, c’est promis.

Quatre musiciens entrent en scène, il faut chercher en l’air pour voir le chanteur, qui avec une lampe de poche chante le premier morceau d’un des balcons de la salle. C’est une coquetterie pas trop utile, mais qui montre qu’ils sont aussi là pour s’amuser.

Evidemment, c’est dans ce nouvel album que la setlist puise abondamment, avec d’inévitables et bienvenues incursions dans le très bon The Tragic Tales of a Genius. Etrangement, ces morceaux dépouillés de leurs arrangements ambitieux apparaissent comme plus directs, moins subtils que les nouveaux. Mais pour le public, se retrouver en terrain connu avec What Are You Waiting For, He’s Not There ou Holy Grail est rassurant. Pour le reste, comme la première impression sur l’album, on alterne entre morceaux très denses qu’on a envie d’approfondir (le terrifiant final de Fire) et plus légers et synthétiques (dont le single Bitter Taste Of Life, Down The Rabbit Hole), ce qui donne une allure inégale au niveau de l’émotion générée.

Le groupe est en place, Redboy est engagé et motivé comme toujours, s’époumone même parfois à l’occasion, leur discographie est finalement bien taillée pour la scène, tout comme celle de leurs compatriotes Girls In Hawai à qui on pense parfois. Après quelques concerts, avec une setlist plus resserrée, ce MCLD-là va sans doute avoir une belle carte à jouer dans les festivals. Maintenant, on a envie de revenir sur cet album qui promet beaucoup.

Article écrit par Marc

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