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Nina Persson - Animal Heart

jeudi 20 février 2014, par Marc


C’est une confession que je vous ai faite il y a quelques temps déjà, The Cardigans faisait partie de mes petits plaisirs coupables. Coupables parce que, bon, cette musique un peu sucrée n’est pas dans les habitudes de ce site. Un peu seulement parce qu’au fond, Gran Turismo est un des grands albums pop des nineties, non ? Dans les sources d’intérêt de ce groupe, il y avait la voix emblématique de Nina Persson bien évidemment, mais aussi cette ironie subtile, qu’on a retrouvé à des degrés divers chez des compatriotes comme Sarah Assbring (El Perro Del Mar), Joséphine Olausson (Love Is All) ou Frida Hyvonen.

The Cardigans a beau ne pas avoir donné signe de vie depuis 2006, il y avait eu dans l’intervalle l’album d’A Camp. On retrouve presque le même casting, le mari de Nina, Nathan Larson étant des deux projets. Bien évidemment, il faut abandonner toute idée d’originalité. Cet album aurait pu paraitre à l’identique il y a dix ans. Sans la fantaisie d’A Camp ou la nervosité occasionnelle des Cardigans, il faut toute la sympathie naturelle pour la jolie Nina pour aborder cet album.

L’intérêt des morceaux est logiquement directement proportionnel à celui des mélodies. Dreaming Of Houses trouve ainsi le juste milieu entre euphorie et mélancolie, qui comme chacun le sait ne se traduit pas par l’indifférence. On épinglera aussi Burning Bridges For Fuel ou le plus doux Forgot To Tell You. Le reste est sans doute un peu convenu, et quand ils veulent relancer la machine, c’est à coups de synthés un peu dates (Catch Me Cryin’) ou en faisant de Food For The Beast un morceau pop un peu plus enlevé.

La voix claire au repos prend du grain au fur et à mesure qu’elle monte, ce qu’on savait déjà mais se révèle plaisant en atténuant quelques vocalises peut-être superflues (Clip Your Wings).

Evidemment, le fond et la forme sont bien plus légers que ce qui fait le quotidien de ce site. Mais c’est comme ça, j’aime bien prendre ce genre de pause de temps en temps, pour me reposer de ces alcools forts qui usent autant qu’ils enchantent. Non, je ne vous prétendrai pas que ceci est un jalon essentiel dans l’histoire de la pop occidentale, mais si vous cherchez une respiration dans l’exigence sans pour autant tomber dans le plaisir coupable (mais vous faites ce que vous voulez après tout), Nina Persson peut vous offrir ce moment charmant dont j’ai profité. Ca, c’est mot pour mot (à deux près) le dernier paragraphe de la critique d’il y a 5 ans. Il faut la modérer en disant que tout n’est pas indispensable. Mais on est fidèles, on est comme ça.

Article écrit par Marc

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