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The Antlers, Ancienne Belgique, 02/10/2014

jeudi 2 octobre 2014, par Marc


A part une journée fort plaisante à Dour que je ne vous ai pas relatée, il faut remonter au printemps pour retrouver une trace de concert. J’étais donc très content de retrouver les salles obscures avec des artistes dedans.

C’est Marika Hackman qui ouvre le bal, et on peut dire d’emblée que le choix est judicieux. Toute seule à la guitare, elle séduit bien vite avec une belle voix dont la profondeur occasionnelle rappelle Dido ou Sybille Baier. Un peu moins d’une demi-heure de concert très calme (le public n’est pas toujours trop attentif aux premières parties), on se dit qu’on va réécouter cette jeune femme.

Le dernier album a beau être un peu moins constant que les deux précédents, The Antlers reste une figure majeure de la scène actuelle. Et puis après les avoir vus une fois, on savait que les prestations scéniques sont à la hauteur des disques.

Le début du concert du Botanique avait été un peu chahuté d’un point de vue technique, il n’en sera rien ici. Et tant mieux, parce qu’ils entament avec le magnifique Palace. Et la fin est déjà somptueuse, l’intimité et l’intensité sont là d’emblée. Pourtant, il s’agit de leur premier concert de la tournée. Ils n’auront donc pas à chercher leurs marques. On reprend un peu son souffle le temps de Doppelganger et puis on replonge en eaux très profondes un peu plus tard pour Director. On anticipe le riff de fin et c’est aussi long en bouche qu’espéré. Le quatuor propose parfois deux trompettes, et la basse est visiblement jouée au clavier. Avoir des multi-intrumentistes permet visiblement d’épaissir le son.

Parce que The Antlers, c’est délicat mais aussi très fort, rond et chaud. On le savait par les albums, sachez que c’est aussi le cas sur scène. En salle à tout le moins, ce set ne semble pas des plus adaptés à l’ambiance dissipée des festivals. Bon, on sent poindre un minimum d’uniformité pendant l’heure et demie du concert mais on retrouve avec énormément de plaisir tous ces titres qui finalement ne sont comparables qu’à eux-mêmes. Ce groupe ne ressemble finalement à aucun autre.

Pour le court rappel, ils retourneront un tout petit peu en arrière et les magnifiques Putting The Dog To Sleep (qui commence par le terrifiant Prove to me/I’m not gonna die alone) et Epilogue nous rassasient. Ce groupe enchaine donc les bons albums et est bon sur scène. Leur relative confidentialité n’en est que plus mystérieuse.

Toutes les images sont ici

Article écrit par Marc

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