vendredi 11 août 2006

Avions nous besoin d’un album de pop/rock de plus ? Voilà la question. On ne deniera pas à Metric leur energie et leurs jolies compos. Mais force est de constater qu’on a déjà entendu ça des milliers de fois.
On pensera tantôt aux morceaux les plus enjoués des Cure, à Garbage pour les accompagnements electro/rock et certaines parties de voix (The list), à The Rapture pour la nonchalence et les rythmes qui tuent (Dead disco), à Muse pour les passages lyriques au piano et les ritournelles de basse (IOU). La voix de Emily Haines apporte une présence certaine et on se dit que c’est une valeur à surveiller mais qui ici n’est pas présentée de la meilleure façon.
Les morceaux moins rythmés sont quant à eux longuets, caricaturaux et souvent naifs, ce qui n’améliore pas le verdict.
Au final rien de mauvais mais on se trouve aussi ennuyé qu’à l’écoute de Monaco connaissant New Order : c’est sympa mais on a déjà entendu tellement mieux. On vous recommandera tout de même le single Dead Disco, qui sera du plus bel effet dans un DJ set electrochic entre The Rapture et Soldout ! (F.)
Quand on écoute pour la première fois un album d’une formation connue, on laisse de la place à la surprise, certes, mais on a toujours une idée de ce qu’on va entendre. Ici, on ne s’attendait clairement pas à cet Enter qui nous accueille. On a beau avoir toujours décelé chez C’Mon Tigre une dialectique entre tradition et technologie, on n’a jamais entendu les beats et les voix très distordues (…)
On a vite senti que la discographie de Feldup allait nous donner des nouvelles de sa santé mentale, que son cheminement intérieur était au cœur de son œuvre. Il en est de même d’artistes comme Kevin Barnes (of Montreal) ou Jamie Stewart (Xiu Xiu). Le titre de l’album semble indiquer qu’il espère aller mieux. On sent confusément que l’ironie narquoise n’est pas son truc, on espère donc que ça (…)
Il y a des artistes, comme ça, qui ne nous ont jamais déçus, à propos desquels on n’a jamais dû tempérer l’enthousiasme. Le Norvégien Einar Stray fait indéniablement partie de ce contingent. Cet attachement qui s’est manifesté pour Einar Stray Orchestra ou Mildfire avait commencé en 2011 et cet incroyable Chiaroscuro. On a réécouté l’album pour l’occasion et c’est toujours un grand plaisir. Le (…)
Etrange que les sorties d’un groupe qui nous est si cher échappent parfois à notre vigilance. Il faut dire que si leur style est toujours reconnaissable, l’ambition de leurs albums est variable. Au très spectaculaire et généreux ...And Out of the Void Came Love avait en effet succédé le plus intime Asphodels qui avait aussi moins marqué. On comprend très vite qu’on va rester proches de ce (…)