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FFS- FFS

samedi 15 août 2015, par Marc


A l’instar des albums des albums de Noël qui ont une furieuse tendance à sortir en novembre, cet album pour accompagner notre été est sorti en juin. C’est tout de même bien fait je trouve…

Il est compliqué d’aborder un album comme celui-ci sans parler de ‘collaboration improbable’. Encore qu’improbable n’est sans doute pas le meilleur terme tant le résultat de cet album est cohérent. Il y a des collaborations qu’on n’a pas vraiment vu venir mais qui semblent frappées du sceau de l’évidence. Faire sérieusement une musique qui ne se prend pas au sérieux étant un des points communs les plus faciles à déceler entre ces deux groupes de génération différente. Si on a découvert Franz Ferdinand par leur brillant premier album de 2004, les frères Mael sévissent en effet en tant que Sparks depuis 1971.

Par facilité, on pourrait dire que la base semble être des chansons de Sparks débarrassées de leur longueur souvent excessive qui reçoivent le renfort bienvenu des Anglais. C’est particulièrement visible sur un titre comme A Man Without à Town. Les deux voix sont d’ailleurs présentes sur tous les morceaux. Ceci dit, il est difficile de discerner facilement qui a inventé quoi. En tous cas, ça fait belle lurette que Franz Ferdinand n’a plus présenté un versant aussi pop, voire même électronique.

Pas à dire, ils connaissent leur affaire. Aucun problème pour faire décoller Police Encounters, pour balancer Dictator’s Son d’un gimmick de piano bien appuyé typique de Ron Mael ou emballer Call Girl (Why don’t call, girl ?). Ils placent en toute fin et avec l’ironie qu’on leur connaît Collaborations Don’t Work. C’est une pièce presque progressive, une habitude Sparksienne qui a parfois été ce qu’aurait pu être Queen avec la dose d’humour nécessaire et une fin qui bénéficie de la science du groupe de Franz Ferdinand. Ils ont en tous cas cet air franc et ludique pour dire Tell everybody to piss off tonight (Piss Off). Même quand ils ralentissent l’allure, Kapranos réussit Little Guy From The Suburbs qui name-droppe l’existentialisme parce qu’on ne se refait pas, parce que cette récréation veut montrer ses ambitions.

On ne sait pas encore s’il s’agit d’un divertissement ou d’un projet qui va durer mais on aimerait un prolongement de cette symbiose bien réjouissante, supérieure aux dernières productions des deux groupes

Article écrit par Marc

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