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Beirut, Ancienne Belgique, 15/09/2015

vendredi 18 septembre 2015, par Marc


Beirut est un groupe qu’on suit depuis longtemps et qu’on retourne voir en concert. Parce que leur évolution se poursuit sur scène aussi. Dans cette bien belle salle de l’AB, il y a une tradition bien établie, celle de ne jamais laisser sa chance aux premières parties. Dommage pour Tigana Santana qui jouait trop faiblement dans une salle vraiment pas intéressée des morceaux trop calmes. Dans une Rotonde plus conviviale pour ce genre de formations le duo qui sonne un peu comme une lecture africaine de Piers Faccini aurait eu toutes ses chances. Pas ici.

On sait que dans cette AB pleine à craquer pour le second soir de suite, la surprise est impossible, et c’est dans cet état d’esprit bienveillant qu’on aborde le concert. Ils savent que leur dernier album est trop frais (on vous en reparle très très bientôt) et trop discret pour mettre le feu d’emblée. Ils jouent donc la sécurité et laissent des morceaux comme Elephant Gun ou East Harlem démarrer les hostilités. Mêlés au reste, des titres comme Perth ou August Holland se fondent parfaitement dans le décor. Donc leur nouvelle façon ne détonne pas vraiment.

En fait, ces morceaux plus simples souvent articulés autour d’un gimmick de clavier utilisent les cuivres comme indispensables ornements, plus comme matière première. On se rend compte de deux choses. Tout d’abord, il est inutile d’essayer de résumer le groupe à une formule d’indie-à-fanfare parce qu’il y a bien plus que ça ici. Une finesse d’écriture, un vrai talent d’interprétation et puis un univers musical qui les rend immédiatement identifiables. Mais on se rend aussi compte qu’il manque peut-être un peu de maîtrise technique (cette rythmique trop sage) pour apporter un peu de fièvre (à la Calexico) ou au contraire un peu de groove ou de langueur (on lorgne du côté des Tindersticks parfois). Mais cette position entre-deux les rend uniques aussi.

Mais bon, on vient aussi parce qu’ils nous ont fait vibrer et que s’ils n’ont livré que peu de morceaux dispensables, ils ont surtout donné des titres qui les rendront immortels. Il y a tout d’abord Postcards From Italy, monument de mélancolie tenace et irrésistible et puis Nantes, bien évidemment. Le public s’enflamme alors d’un coup d’un seul. C’est pour ces moments (et parce qu’on aime aussi tout ce qu’il y a entre) qu’on reviendra sans doute revoir Zach Condon et sa bande.

Article écrit par Marc

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P.-S.

L’image vient du concert à Werchter en 2012

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