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The Streets : The Hardest Way To Make An Easy Living

samedi 12 août 2006, par Fred


Le kid de Birmingham est de retour, qu’on se le dise. Le rendez-vous était pris de longue date pour ce 3eme Album et Mike Skiner est là où on l’attendait, un peu plus loin qu’on en l’attendait même. Et loin de se reposer sur le succès de A grand don’t come for free et de se laisser dépasser par le reste de la scène rap anglaise bourgeonnante (Dizzee Rascal, Goldie lookin chain), Skinner passe à l’attaque délivrant beats ravageurs et refrains hilarants ou touchants.

Dans cet album, Skinner aborde les évènements des deux années qui viennent de s’écouler : son entrée dans le club des stars du Showbiz anglais (When you wasn’t famous), ses problèmes maintenant passés avec l’alcool et la drogue, sa nouvelle addiction compensatoire au shopping, la comptabilité d’un artiste (dans l’ordre Prangin out, Memento Mori, Hardest way to make an easy living) et la mort de son père (Never went to church).

Il reste toujours l’observateur de la vie sociale du mâle anglais moyen (All goes out the window, War of the sexes) et nous instruit même sur la meilleure manière d’arnaquer un arnaqueur (Can’t con an honest Jon) ou d’exprimer ses talents artistiques dans un chambre d’hotel (Hotel expressionism).

L’ensemble nous donne un album qui, après une première impression mitigée, s’impose sur la longueur comme un classique. Même les vocalises R’n’B du copain de scène de Mike sur deux des morceaux arrivent à se faire oublier une fois l’album digéré. Certains lui reprocheront quelques beats un peu niais, le fait que Skinner ne sache pas chanter et estimeront les divagations de Skinner sur sa célibrité ennuyantes. Ceux-là n’auront pas saisi le second degré du bonhomme et auront en effet raté une bonne partie du génie de cet album.

Pour nous, une bonne tranche de musique et de rigolade pour adaptes anglophiles pour sûr ! (F.)

Le single :

When you wasn’t famous
Le permier single de l’album pour votre plaisir

Et quelques perles :

Two great European narcotics, Alcohol and Christianity, I know which one I prefer (Never went to church)

Memento mori, memento mori It’s latin and it says we must all die I tried it for a while but it’s a load of boring shit So I buy buy buy buy buy buy (Mement Mori)

Which is why it’s so frightening buying papers in the morning fearing the next Mike Skinner scoop. ’Cos I used to believe what I read, so now I know that others will believe that it’s true (...) You can’t keep f*cking popstars, we’ve got a f*cking business to run. There are industry repercussions, Michael !... "I know" (when you wasn’t famous)

Article écrit par Fred

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