Accueil > Musique > 2005 > Coco Rosie : Noah’s Ark

Coco Rosie : Noah’s Ark

mercredi 16 août 2006, par Marc


En son temps, je vous avais dit la méfiance que m’inspirait Coco Rosie avec La maison de mon rêve. Elles n’ont pas changé et moi non plus. Partant de là, que faut-il penser de ce second album ? Pas vraiment la même chose puisque les références ne s’y retrouvent plus. Mais les qualités et défauts sont les mêmes.

Il semble que la voix principale sur Beautiful boys soit celle d’Anthony and the Johnsons. Sur Armageddon, c’est toute une bande qui a été convoquée pour faire les choeurs.

Pour les orchestrations, on a souvent de fort bonnes mélodies au piano (ou plutôt n’importe quel clavier pourvu qu’il ne sonne pas comme un Steinway) qui servent de gimmick souvent de toute beauté. mais les arrangement (surtout sur les voix) paraissent vraiment forcés.

On aurait pu avoir un album folk lisse aux mélodies époustoufflantes (South 2nd, Tekno love song) mais ce n’est pas leur démarche. C’est cependant quand c’est plus sobre que je préfère (South 2nd). Les déclamations poétisantes dans The sea is calm sont par contre vite énervantes. On se retrouve dans une musique cocon, une boîte à musique franchement régressive. Par exemple, appeler une chanson Bisounours, il faut oser. Par contre, l’assortir d’un rap inepte dit en français par une énergumène à la Saez était à éviter.

Musique définitivement hors du temps, à laquelle le bricolage ajoute un charme certain ainsi qu’un côté artificiel dont je ne démords pas. Je continue à y voir du pur procédé et ça me rend l’écoute d’une traite difficile. Recommandable cependant pour l’insolente évidence du sens mélodique de certains titres. (M.)

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • June Road - Landscapes (EP)

    Moins hégémonique que dans un passé récent, la formule du duo mixte a toujours ses adeptes dans le genre folk-pop. Dans le cas qui nous occupe, le pédigrée des deux intervenants apportait aussi de belles garanties. Elle, Maia Frankowski est Belge et violoniste à l’Orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie, lui, Harry Pane est Anglais, compositeur, et rencontre un certain succès sur la scène folk britannique (dixit le dossier de presse qu’on croit).
    On pense peut-être parfois à Cocoon mais ils ne (...)

  • Ottus – Ghost Travellers

    l faut toujours laisser le temps aux albums de révéler tous leurs secrets, parce que la profondeur n’est pas toujours tangible en première écoute. Sur le premier opus du groupe liégeois Ottus, c’est le côté folk-pop et les harmonies vocales qui plaisent le plus vite et le plus facilement. Certes Run Away propose déjà une belle ampleur mais cette façon peut aussi se décliner en mode plus léger, voire évanescent (The Old Skills) ou se rehausser de chœurs enfantins (Living Stone).
    Mais ils élargissent leur (...)

  • Sharon Van Etten - We’ve Been Going About This All Wrong

    On associe depuis toujours Sharon Van Etten à Shearwater. Outre un copinage qui les a vus partager la scène le temps d’une tournée et de quelques morceaux, il y a cette pureté, cette émotion affleurante qui émeut sans autre forme de procès. C’est un don que certains artistes ont. S’ils parlent tous peu ou prou d’eux-mêmes, certains semblent parler à chaque auditeur en particulier.
    Mais si Jonathan Meiburg a ce chant qui touche à la perfection, il y a ici une fêlure plus qu’humaine. Un peu de fausseté (...)

  • Dekker – I Won’t Be Your Foe

    On a une tendresse particulière pour ceux qui partent d’une matrice folk pour en faire quelque chose d’un peu différent, mine de rien. Parmi ceux-ci on comptait le duo Rue Royale dont un des membres revient en solo sous le nom de Dekker.
    Il s’en dégage un aspect cool et actuel qui plait immédiatement. Il profite notamment d’une haute tenue mélodique (Small Wins). Sa voix immédiatement sympathique, même en mode falsetto (Do It All Again). Et quand le tempo se fait plus soutenu, on entend un morceau (...)