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Amanda Palmer & Edward Ka-Spel - I Can Spin a Rainbow

lundi 19 juin 2017, par Marc


Parmi les méthodes pour stimuler la créativité, les collaborations ont certes le potentiel désavantage de la déception, mais amènent aussi leur lot de bonnes surprises. Surtout quand on n’aurait pas spontanément rapproché les univers en présence. On peut citer dans un passé presque récent la réussite flagrante de FFS, joignant Sparks et Franz Ferdinand.

Sur le papier, on n’aurait donc pas vraiment pensé à associer Amanda Palmer et Edward Ka-Spel. L’Américaine s’est en effet fait connaitre via son groupe Dresden Dolls, qui pratiquait avec une belle efficacité ce qu’on a appelé du cabaret-punk. On vous a déjà parlé du Hollandais Edward Ka-Spel en tant que leader de The Legendary Pink Dots, artiste pour le moins singulier et prolifique puisqu’il doit avoir publié à la grosse louche (c’est-à-dire sans consulter wikipedia…) 50 albums avec sa formation et autant en solo.

Pour ce qui est de la genèse, je ne peux mieux faire que vous renvoyer au blog d’Amanda Palmer qui explique tout ça dans le détail et avec une belle verve. On y apprend que l’admiration est réelle et qu’elle a été très heureuse de traverser le miroir.

D’emblée, on pense que Palmer s’est fait entrainer dans le monde du Batave mais ce n’en est pas un album des LPD pour autant. On y retrouve en effet beaucoup de cordes, ce qui rend cet album plus chaud, plus organique que bien des productions des Pink Dots. Ces morceaux ont été écrits et composés ensemble, même si on retrouve des marqueurs forts comme la mélodie de Pulp Fiction semble très proche de ce proposerait Ka-Spel.

Le sens de la mélodie est une des grandes qualités de l’album (The Changing Room, renversant). L’autre étant la qualité et la constance des ambiances faisant la part belle aux cordes. Ce sont deux beaux arguments pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec la pléthorique œuvre de Ka-Spel . Alors, c’est forcément intrigant, pourra sembler déroutant à tout qui ne s’est encore frotté aux Pink Dots, mais on tient ici quelque chose qui va nettement au-delà du meet-and-greet.

La voix de Palmer prend plus ses aises sur The Shock of Kontakt et on retrouve de très belles choses comme Beyond the Beach, une grosse décharge de mélancolie sur Rainbow’s End, et une jolie association de piano et cordes (probablement artificielles) sur Shahla’s Missing Page.

Beau et apaisé donc, cette coopération a débouché sur un album plus constant et accessible que ce qu’on a pris l’habitude d’entendre chez les Legendary Pink Dots, sans doute parce que la personnalité d’Amanda Palmer s’associe sereinement avec le bouillonnant Hollandais. Les mélanges, ça peut vraiment marcher.

Article écrit par Marc

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