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Electric Six : Señor Smoke

mercredi 16 août 2006, par Marc


L’écoute de l’album précédent ne m’encourageait pas vraiment. Un rock gras sauvé ça et là par des moments de grâce synthétiques mais trop rares pour convaincre. Et puis vint cette reprise de Queen. Si je suis de la génération qui découvrit un pan du rock ’n roll un jour d’avril 1992 pour l’hommage à Freddy Mercury au stade de Wembley, je suis aussi de celle qui s’est rendu compte que bon, très peu de ce prêchi-prêcha passéiste était vraiment écoutable. Et puis Radio Gaga n’est vraiment pas un chef d’oeuvre en soi (je veux dire au premier degré). Alors, où veulent-ils en venir ? Un revival rock poisseux pour faire râler The Darkness ?

Le vocabulaire du rock ’classique’ (celui qui était révolutionnaire il y a quarante ans et qu’écoutent ceux qui pensent que c’était mieux avant), les clichés qui foisonnent, parfois démentis par un clavier plus moderne, le second degré (on entend du ’backstreet’s back allright’ si on tend l’oreille), la voix heavy rendront l’écoute possible au public de Marc Isaye.

Un Dance epidemic surprend comme un chanteur d’Aérosmith tombé dans une discothèque (même ça n’est pas très neuf, ça a 19 ans de retard sur Run DMC...) mais le refrain est définitivement trop crétin (mais assumé comme tel je suppose). Les autres tentatives de son plus ’rond’ (Vibrator, Bite me) n’allègent même pas le propos.

Pas convaincu ? Non, parce que ce disque ne m’est pas destiné tout simplement. Trop complaisant pour goûter au second degré et pas assez bon intrinsèquement pour séduire au premier. (M.)

Article écrit par Marc

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