vendredi 23 novembre 2018, par

On est toujours contents d’avoir de bonnes nouvelles de la bande de Pieter Van Dessel. Sorti bien évidemment chez Zealrecords, leur nouvel album ne réserve pas trop de surprises et c’est fort bien comme ça.
Donc on pourrait craindre le syndrome du pareil-en-moins-bien qui en a déjà perdu quelques-uns mais dès qu’on entend les guitares dans la seconde premier morceau, on sait qu’ils signent un retour réussi. Ce n’est pas un déluge de distorsion, mais un amalgame réussi de cordes, de grattes et d’un peu de cuivres. C’est très dense mais reste étonnamment léger.
Ce qui peut leur conférer un petit air de Sufjan Stevens (The Road), voire de The Leisure Society. On notera surtout la belle ampleur de Keep Repeating, leur air de ne pas y toucher lui donnant une aura assez irrésistible. C’est le genre de morceau qu’on aimera toujours, qui nous servira d’excuse pour revenir sur cet album, comme si on en avait besoin d’une. On serait revenus de toute façon pour leur mélange d’intensité et de douceur fondante (Speeches), leurs guitares et leurs cordes (In Time).
Arrivés à ce degré de maîtrise de leur sujet, Marble Sounds devient presque étanche à la critique. Surtout que leur style reste luxuriant mais très discret. Il faut donc faire passer le message de leur excellence pour que tout amateur potentiel ait accès à cette intense douceur.
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
The Golden Son, c’est l’autre projet de Laurent Leemans quand il n’officie pas en tant que The Imaginary Suitcase. Un album sorti l’an passé avait singulièrement étendu ce qu’on connaissait de lui. Maintenant que le périmètre de son groupe de base s’est élargi comme on l’a relaté ici, il revient sous un nom qui fleure bon l’expérimentation et la liberté artistique. La discrète sortie est un (…)
Le circuit court est un principe vertueux qui doit s’appliquer à la musique aussi. Ceci a beau être un premier EP, quatre morceaux étant sortis déjà, la surprise est un peu éventée et l’attente attisée. On attendait cette première publication d’importance pour faire un premier point et il est éminemment positif.
Dans la lignée d’une Phoebe Bridgers qui se confirme comme la figure tutélaire (…)
Dans les tests automobiles, tous les articles sortent en même temps et décrivent la même prise en main du véhicule conduit en même temps par une horde de journalistes invités. Mais les impressions les plus pertinentes viennent souvent des essais longue durée disponibles plus tard. Souvent pris par la vitesse des sorties, on essaie de compiler un avis pour coller à l’actualité, on prend (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
Sur le nom d’Elie Zoé n’a pas encore figuré sur ce site (à l’exception de trois brèves), on peut tout de suite le raccrocher à l’équipe de Coilguns. C’est en effet avec son collaborateur de toujours Louis Jucker qu’il a constitué un studio d’enregistrement pour ce nouvel album et le batteur Luc Hess est également de la partie. Constitué de récupération et situé chez Humus Records, cet (…)
Si les évolutions du style de Marissa Nadler se sont faites par petites touches, elles ont été manifestes au long des dix albums (tous critiqués par nos soins depuis le premier) et continuent. Mais le chemin n’est pas linéaire non plus, cet album ne se plaçant pas dans la lignée directe de son prédécesseur (The Path of The Clouds) tout en ne revenant pas non plus à ce qui a précédé.
Après (…)
Les énervés suisses de Coilguns sont décidément déconcertants. Outre les albums de leur groupe de base qui a pu nous réjouir, ils ont en sus de passionnantes carrières parallèles qui s’éloignent de l’épicentre dans des directions différentes. Encore plus radicales avec Trounce, expérimentale mais plutôt pop avec Louis Jucker, presque folk avec Elie Zoé (on en reparle à la rentrée) et (…)