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Séance de rattrapage #71 - The Fog Ensemble, John Grant, TH/S /S SH/T

vendredi 21 décembre 2018, par Marc


The Fog Ensemble - Throbs

Basé à Thessalonique, le trio instrumental ne fait pas beaucoup de mystères sur les intentions de son second album. On sait dès le bon premier morceau Lighthouse, avec de vrais gimmicks et un son qui colle parfaitement au genre qu’on va entendre une musique qui navigue entre dream-pop, shoegaze et autres joyeusetés guitaristiques en brouillards.

Le séquencement de l’album est bien pensé, les sons plus distordus attendant leur heure (Fever Bliss), la rythmique bien distincte assurant le liant sur la longueur de cet album. Ce qui leur donne la liberté de prendre de l’ampleur. Ou de céder à leurs envies d’ajouter des éléments post-rock comme des passages en suspension avec de vrais morceaux de roulement de batterie dedans. (Weather Girl) ou des traces d’une relative lourdeur (False Moves).

Plaisant, ce n’est pas une épithète dépréciative et dans ce cas, la formation de Thessalonique plaira à ceux pour qui la variété des textures sonores et une rythmique acérée sont des qualités primordiales.

John Grant - Love Is Magic

Une belle voix chaude et un étrange sens de l’humour, voilà le fil conducteur de la carrière solo de John Grant. Parce que pour le reste, on peut dire que ce qu’on a entendu de lui récemment s’éloigne sensiblement de ce qu’on avait tant aimé sur son premier album solo où il était secondé par Midlakeet de ce qu’il faisait avec les Czars.

Dans la lignée de son précédent album, celui-ci (à la pochette la plus WTF de l’année) est d’emblée un peu électronique, peut se présenter comme une fantaisie camp du type Of Montreal, même si ses préoccupations semblent différentes. Sa façon d’utiliser des sons forts est assez personnelle finalement, ne reculant pas sur les synthés prog (Preppy Boy).

Tempest est un morceau plus atmosphérique mais qui garde toute sa force de frappe électronique et une longue digression instrumentale progressive . Il revient toutefois à la balade plus classique avec Is He Strange et se fait carrément sucré sur Touch and Go.

Diet Gum est assez réjouissant dans son monologue d’imprécations. Il garde cet humour ravageur et ces histoires qui lui sont arrivées à lui sont relatées avec suffisamment de recul pour qu’on puisse tous s’y retrouver un peu. Ca et sa voix magnifique, c’est clairement le principal attrait de ce qu’il fait depuis le premier album. Le mélange de solidité et de potnawak marche quand le dosage est précis.

TH/S /S SH/T - // EP

Le vendredi après-midi est un moment critique, où le rendement au boulot se booste à coup de café et de musique puissante. Dans ces cas-là, un des adjuvants au classique bodum peut être pris dans une prestigieuse lignée qui comptait Vitalic et Digitalism et s’enrichit de cette formation poétiquement appelée TH/S /S SH/T.

Voici donc in nouvel EP pour le trio français qui nous avait déjà réveillé les oreilles plus tôt dans l’année. Et elles ne se rendormiront pas de sitôt avec les basses de /// (Edit) qui confirme leur talent de la claque. Celle qu’on s’inflige pour se réveiller le matin.

Comme on n’est jamais aussi bien servis que par soi-même, ils se remixent. Et ce qui en découle garde toute la tension. On dénote aussi des accents EBM (mais non, pas EDM, revenez…) sur le remix par LON66 de Transition 1.2. Cette façon de muscler le morceau est bien raccord avec le ton de l’EP.

Il y a de la guitare là-dedans, certes, mais les sons ne sonnent pas comme Santana s’invitant chez des jeunes. La pulsation reste brute, puissante. On reconnait déjà des sons entendus sur leur premier EP et il n’y a toujours pas de vrai chant, ce qui est un vrai plaisir. Un album est prévu d’ores et déjà. On sait donc ce qu’on écoutera les vendredis après-midi de 2019.

http://thislinkisshit.com/

Article écrit par Marc

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