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Séance de Rattrapage #74 - Dakota, Finn Andrews, Monsieur Voltaire

lundi 1er avril 2019, par Marc


Dakota - The 101 On How To Dissapear

C’est une règle bien établie qui veut que les noms de groupe qui sont aussi des lieux ne sont pas l’origine dudit groupe (Of Montreal, Architecture in Helsinki, Saint-Etienne…). Donc c’est d’Amsterdam que provient ce groupe féminin et on serait bien en peine d’en distinguer la spécificité batave. Mais ce n’est pas le propos.

On se penchera plutôt sur les très réussis sons de guitare pleins de delay qui sont un marqueur fort. D’ailleurs, le rapprochement qu’on pourrait faire facilement sur l’emballant premier morceau est Warpaint, le détournement post-punk étant ici délaissé au profit de morceaux à la fois plus pop et éthérés.

On ne le sait pas encore, mais cet album a livré un de ses meilleurs moments. Qu’on se rassure, on en retrouvera d’autres, sachant que comme souvent il faut un peu de vitesse pour que ça passe, ce qu’on constate a contrario quand le rythme se relâche (Window). Une bien belle parade est trouvée avec un peu d’action quand 101 se désagrège, ou en se faisant plus languide et court (Interlude). On parlera sans hésiter d’un album bien agréable et abordable, porté par des guitares qui tintent joliment.

Finn Andrews - One Piece at a Time

C’est évidemment en tant que leader de The Veils que nous connaissons Finn Andrews. Comme souvent dans ce cas, pourquoi tenter l’expérience solo quand on est visiblement aux commandes de sa formation avec toute latitude artistique ? Faire un peu différent, voilà pourquoi. On a déjà eu les exemples de Jamie Stewart et si on est loin d’être déconcertés, le ton est légèrement différent ici.

Plutôt que les crève-cœurs épiques et électriques, ce sont des morceaux articulés autour d’un piano qui sont proposés. Ce qui confère une certaine beauté mais aussi moins de singularité. C’est le côté pile de cet album plus apaisé (The Spirit In The Flame) qui peut se considérer un verre de whisky à la main (Don’t Close Your Eyes). On préfère donc quand il pousse un peu (One By The Venom) avec de bien beaux arrangements de cordes que quand il se fait plaisir dans les morceaux langoureux (A Shot Through The Heart (Yhen Donwn In Flames). Même la voix semble moins éraillée.

Finn Andrews (oui, c’est une photo de lui sur la pochette) ne nous a jamais déçus avec The Veils, on ne le sera pas par son premier album solo non plus. Outre les fans de The Veils (j’en connais quand même quelques-uns), ceux de Rufus Wainwright feront sans doute une belle découverte.

Monsieur Voltaire - My God Is You

Monsieur Voltaire est le patronyme choisi par l’Italien Marcello Rossi après avoir été actifs sous différents noms et groupes (Nativist, Greyscale, Najra, Los Dragos, Golden Shower, Bongley Dead, Vittorio Rossi). S’il s’est cherché un nom pendant longtemps, il ne faudra pas beaucoup d’efforts pour voir dans quelle direction musicale il veut aller.

On trouve un air plaisant dans le côté gentiment psychédélique et solide, guitares en avant dès The Sailor. Cette mise en jambes a un petit air oriental issue des Byrds et déjà remis au goût du jour par le Carnival of Lights de Ride il y a un quart de siècle.

On peut aussi penser à certains penchants de Lenny Kravitz sur Days, le traitement des voix et la langueur dégagée n’y étant pas pour rien bien entendu. Mais il cherche la variété des tempos et ambiances, se faisant plus laid-back et cool sur Gratify (et c’est bien chouette).

My God Is You est bien fichu et les exemples du style sont tellement nombreux qu’il est impossible de les lister. Mais l’amateur du genre, même occasionnel ne recherchera pas l’innovation mais la compétence qui est bien présente ici.

Article écrit par Marc

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