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Goldfrapp : Supernature

mercredi 16 août 2006, par Marc


Encore un album qui m’entraîne dans un abîme de perplexité. Classe de bout en bout, transpire de cet ennui chic et un peu sensuel qui peut parfois tellement être indispensable.

Ca commence fort bien, avec en Ooh la la bougeant avec des sons juste assez tordus pour que ça ne sonne pas dance et suffisamment basique pour qu’on puisse s’y abandonner. Le dosage est une des qualités majeures d’ailleurs de cet album. Mais à un tel point que ça manque parfois tellement de la moindre aspérité qu’on glisse dessus comme un playmobil sur une baignoire. Après quatre morceaux, on arrête, on passe à autre chose pour voir si c’est l’accumulation qui pose problème. En fait non, il n’y a même pas de moment faible.

On se met à penser : ces compos-là pourraient être interchangeables avec celles des Kills. Mais au lieu du brut, on à droit à la version policée. Ces considérations ne vont pas changer le monde mais occupent pendant l’écoute.

Loin de la complexité acid-jazz, Goldfrapp pratique une electro-pop simple et racée. Pas de pièce montée, juste une structure sur laquelle se pose la voix de la chanteuse. Gentiment dansant, comme un bon vieux (ceci n’est même pas sarcastique) Blondie comme Satin chic ou un Hooverphonic sous prozac (Time out from the world)

Si LCD soundsystem vous a vrillé les tympans (il doit fatalement y en avoir), il reste Slide in. De la musique apéritive très bien faite mais si ça vous remue les tripes, c’est que j’ai raté quelque chose... (M.)

Article écrit par Marc

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