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Séance de Rattrapage #88 - Bingo Club, Flica, Nicholas Merz

mercredi 18 novembre 2020, par Marc


Bingo Club - Separated

Vous qui aimez les petits (12 minutes à tout casser ici) EPs qui distillent une ambiance trouble et enveloppante, vous allez être servis avec ce projet d’un ressortissant de Brooklyn qui invite des musiciens et chanteurs d’origine diverse et variée à collaborer.

De prime abord, on dirait Leonard Cohen perdu chez de la pop aquatique et tristoune et c’est assez captivant, assez pop dans l’esprit et mené par un clavier vibrant. Si on passe à une voix féminine sur Separated et en français sur Call Center, la cohérence est assurée par ce son distant et enveloppant à la fois, l’orgue sur Shallow évoquant comme une fête lointaine perdue dans le brouillard. Les mélodies sont bien là comme le veut ce genre de pop rêveuse et le résultat cohérent et finalement original ne peine pas à imposer son indéniable sympathie.

Flica - Tapsskog

Non, Flica n’est pas un groupe affilié à Poliça. Parce que le groupe malais (oui, un pays de plus sur la liste) pratique le piano solo, ou plus précisément une musique instrumentale et organique. On y entend en effet une guitare acoustique aussi. On pense alors à Manyfingers, Boy and the Echo Choir, Illuminine, ce genre de beauté désolée et plutôt irrésistible. Parce que le piano est secondé d’un orgue et d’autres sons qui pourraient en inventant un concept se présenter comme du glitch organique.

C’est beau, c’est doux, mélancolique et plus sombre que trop joli, ce qui n’est vraiment pas pour nous déplaire. Une musique d’évocations donc, une musique d’automne, de contemplation, de sérénité avec le petit surcroît d’émotion simple qui peut faire la différence. Vous savez quoi faire du player ci-dessous donc.

Nicholas Merz - God Won’t Save You, But I Will

Dans les franges les plus indépendantes de l’indie, les artistes passent dans le radar pour disparaître aussitôt, pas que leur carrière s’arrête, mais la mobilité entre les labels et les distributeurs les éloigne souvent de notre champ de mire.

Ce n’est pas le cas pour Nicholas Merz qui après un album de Darto (sa formation de base) et un album solo->2189 revient nous donner des nouvelles. Logiquement, on retrouve la même filiation et ce qui en a été dit à l’époque est toujours valable. On retrouve donc le souffle de Nick Cave quand il reste placide (Midnight Movement) et un cousinage avec cette famille musicale-là, Mick Harvey en tête.

Autant dire qu’on n’est pas dépaysés, qu’on apprécie toujours cette voix, qui se fait ici plus expressive, quitte à dériver un petit peu parfois sur Drifting Palomino, morceau en guise de ritournelle qui jamais ne s’épuise. Mais c’est souvent plus linéaire sur The Forty ou God’s Death qui peut se targuer d’une bien belle mélodie. Nicholas Merz reste donc résolument dans notre radar, ajoutant quelques morceaux immédiatement familiers à ce qu’on appréciait déjà chez lui.

Article écrit par Marc

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