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Mono - Beyond The Past (Live in London with the Platinum Anniversary Orchestra)

mercredi 24 mars 2021, par Marc


Chacun a ses traditions d’anniversaire. Visiblement, celle de Mono est d’enregistrer un live avec orchestre. Comme ce site est ancien, on vous avait déjà parlé de ce qu’ils avaient fait pour leurs dix ans. Ils ont donc remis ça 10 ans plus tard. En dix ans, leur discographie s’est aussi étoffée et n’a jamais déçu. De plus, nous ne sommes plus vraiment novices en la matière. Est-ce pour ça que cet exercice-ci a été plus apprécié ? Peut-être. Mais pas que.

La setlist n’est pas exactement un best-of, elle fait la part belle au plus récent Nowhere Now Here et c’est plutôt une bonne chose. Peu de redites donc par rapport à leur exercices. On ne connaît plus suffisamment les morceaux originaux pour que les différences soient patentes mais on sait qu’en l’état, ces versions sont vraiment réussies. Il y avait déjà plein de cordes sur leur dernier album et elles permettent ici de profiter en plein de la poussée de Nowhere, Now Here ou offrir une densité remarquable à After You Comes The Flood. Mêler musique classique et rock est souvent source de catastrophe pourtant ici, on est vraiment séduits. Parce que ce ne sont pas de baveuses versions symphoniques mais des arrangements déjà présents et qui rehaussent les ambiances.

Ce n’est pas par dogmatisme qu’on préfère quand le post-rock n’est pas chanté mais bon, on se dit qu’Exit In Darkness n’est vraiment pas le plus excitant ou émouvant morceau de cet album. Sans doute aussi que les chanteurs (A.A. Williams ici mais aussi la bassiste Tamaki Kunishi sur Breathe) n’ont pas le charisme nécessaire pour transcender le second rôle que ces compositions leur confère. Admettons tout de même que ces moments permettent de prendre une pause entre des moments plus intenses et aèrent ce live.

Parce que les moments qui font frissonner l’échine sont bien là comme Dream Odyssey, la déflagration d’Halcyon ou Ashes In The Snow qu’on retrouve avec toujours autant de plaisir, sachant que c’est Hymn to the Immortal Wind qui nous avait initié aux plaisirs puissants de ces Japonais.

Ils prennent congé avec un de leurs classiques, Com(?) qui échange le sens mélodique pour une texture bien compacte et des ruptures, ce qui correspond à une plus ancienne façon pour eux et le post-rock en général (Mogwaipar exemple). Même le post-rock évolue et a ses tendances, il faut l’admettre

Si la célébration de leurs dix premières années avait laissé un goût de faible utilité, la commémoration des vingt ans des débuts se présente comme une fort bonne introduction à leur discographie. Même si d’un point de vue purement intellectuel on conçoit difficilement qui pourrait vouloir se frotter à ce style en 2021, la fréquentation de la formation nippone est indispensable à tout amateur du genre.

Article écrit par Marc

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