vendredi 23 avril 2021

Peu de groupes nous sont aussi précieux que The Antlers et album après album, ils ont pris l’habitude de nous rassurer. Depuis leur supposé ultime Familiars d’il y a sept ans, on désespérait un peu d’avoir de leurs nouvelles. On avait aussi écouté attentivement (c’est moins facile qu’il n’y paraît) l’album de Peter Silberman mais ce n’était pas exactement la même chose.
Leur longue absence n’a pas l’air d’avoir changé beaucoup de choses en leur chef. On l’avait signalé à l’époque, les problèmes d’ouà¯e de leur leader Silberman sont sans doute une des raisons de leur évolution. Ils n’ont jamais été des terroristes sonores, certes, mais le ton est toujours plus acoustique, sans l’être jamais complètement. Le chant est toujours aussi délicat bien évidemment et c’est un point de repère qui ne changera jamais.
Les connaissant un peu, on s’attend pourtant à ce que Wheels Roll Home décolle verticalement. Mais non, il faudra attendre Solstice pour qu’ils nous rappellent qu’on peut être à la fois léger et poignant. Il faut évidemment un peu d’investissement de la part de l’auditeur, on ne conçoit pas ce mélange avec de grosses ficelles.
Le résultat logique est une sensation d’apesanteur sur Stubborn Man ou une sensation carrément fondante sur It Is What It Is et on ne sait pas à l’entame de Just One Sec si on connaît déjà ce morceau ou s’il ressemble à d’autres. Green To Gold confirme que The Antlers, c’est forcément bon et délicat mais on se souvient aussi d’eux pour des émotions fortes qui ne sont presque plus suscitées ici.
L’avantage du temps qui passe, c’est qu’un moment donné, il ne sert plus à rien de ’courir après’, les modes sont passées et rester soi-même est la stratégie la plus payante. On l’a constaté avec les albums récents de Broken Social Scene, Ladytron ou The Notwist et c’est déjà ce qu’on ressentait il y a onze ans au moment de la dernière critique publiée (on avait involontairement manqué The (…)
Une pochette toujours foisonnante mais en noir et blanc cette fois-ci, c’est le premier contact qu’on a avec ce treizième album critiqué en nos colonnes. On a donc une familiarité certaine avec la formation de Kevin Barnes mais on sait aussi que ses aspirations du moment influencent sensiblement le résultat, du plus calme au plus délirant. Donc, dans le contexte d’un album d’of Montreal, ceci (…)
Une personnalité aussi forte que celle de Xiu Xiu est un appel à la reprise. On connaissait leurs reprises depuis longtemps, c’est peut-être via leur cover de Don’t Cha qu’on s’était frottés une des premières fois à leur univers. Les morceaux présentés ici sont une compilation de ceux qui sont proposés mensuellement à leurs souscripteurs Bandcamp.
Le trio s’approprie forcément ces morceaux (…)
Il est des artistes qu’on aime précisément pour leur radicalité. S’ils ont su arrondir les angles parfois, on dénote chez A Place To Bury Strangers, Xiu Xiu ou HEALTH une propension à en faire trop parce que c’est comme ça qu’on ouvre des voies, qu’on évite la tiédeur.
Ce qu’on a dit du précédent RAT WARS s’applique bien toujours ici. Les sons de guitare peuvent être rà¢peux, c’est toujours (…)