Accueil > Musique > 2022 > La Jungle - Ephemeral Feast

La Jungle - Ephemeral Feast

lundi 13 juin 2022, par Marc


Un peu plus d’un an après Falling Off The Apex, voici déjà La Jungle. Initialement prévu à la fin de l’an passé, il puise comme beaucoup de sorties récentes sa composition pendant la pandémie. Les artistes qui ne tournent pas produisent, c’est assez logique. Ce qui est logique aussi, c’est que cet album se place dans la lignée des précédents.

Ils se définissent comme kraut/noise et on peut dire que pour imparfaite qu’elle soit, cette étiquette permet de se faire une idée. Ils s’appuient sur une répétition comme tribale (Another Look To The Woman In The Loom ) et c’est là qu’ils donnent leur meilleur. Couleur Calcium nous met dans le même état de relâchement que le premier Foals et ses prestations survitaminées. Ce qui est visé c’est la transe et on peut dire qu’ils y arrivent sur Rivari. Cette fausse lourdeur qu’on avait déjà aimé chez Liars se retrouve sur De Verna. On sent dans Hollow Love que peut partir à tout moment. C’est l’effet magique de la tension qui n’a même pas besoin de puissance pour s’exprimer.

Mais de puissance il est aussi question parce qu’ils se font parfois vraiment furieux (No Eyes) et on aime ce déferlement qui ne perd jamais la ligne mélodique ni même un certain charme psyché. On termine par une longue plage plus apaisée, comme pour faire retomber la température. On avait eu droit à ce genre de sas de décompression sur l’album précédent. Rémy Venant et Mathieu Flasse gardent donc leur force d’impact intacte et on ne se lasse pas de cette luxuriante jungle.

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Van Den Bear - No Plan Survives First Contact (EP)

    On n’a pas deux fois l’occasion de faire une première impression. Fort de ce poncif, le Bruxellois Antoine Van den Berg entame son troisième EP avec fracas, comme une version (forcément) soft d’A Place To Bury Strangers, déflagrations comprises. La voix est clairement l’argument principal mais ce n’est fort heureusement pas le seul. On peut donc convoquer sans honte des références au bel organe parce que musicalement, ça soutient mieux que la comparaison avec des Sivert Hoyem et dans le genre, il faut (...)

  • Auguste Lécrivain - Noir Quart D’Heure

    Sans qu’on sache trop pourquoi ni comment, les artistes francophones deviennent plus nombreux en ces colonnes. Et logiquement, la diversité est au rendez-vous. Si on vous a parlé de ceux qui brouillent les frontières et les genres, ce jeune artiste belge se situe dans un versant résolument traditionnel. Mais n’allez pas en déduire que c’est daté, le son et les influences un peu bossa viennent logiquement relever le tout. Même s’il faut être honnête, c’est quand cette influence est la plus marquée (...)

  • Marble Sounds - Marble Sounds

    La douceur de Marble Sounds est un refuge qui ne nous a jamais déçus. Le versant moins folk de sa formation jumelle Isbells a sorti un cinquième album et la bande de Pieter Van Dessel garde la façon de rester intimes tout en étant amples et est remarquable.
    Sans surprisie, c’est toujours beau, fluide et éthéré. My Initial Intentions est même un instrumental. Et puis ils peuvent compter sur des mélodies fortes, qui peuvent se fredonner. Les morceaux restent courts mais proposent une progression (...)

  • Monolithe Noir – Rin

    Quand on a appris l’existence de Monolithe Noir à l’annonce de cet album, l’oreille a tout de suite été accrochée et les témoignages live qui existent ont franchement impressionné. La lecture des titres nous renverrait plutôt chez Yann Tiersen. Le clin d’œil mis à part, ce qu’a produit le Breton récemment n’est pas si éloigné et puis la Bretagne et ses paysages sont une source d’inspiration ici. On trouve ce qui nous avait attirés chez eux, ce dialogue permanent entre structure et textures et puis une vraie (...)