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Sufjan Stevens : Come On Feel The Illinoise

mardi 22 août 2006, par Marc


Voici un album ambitieux. En effet, après son Michigan natal (pas le même que celui des Stooges et White stripes visiblement), c’est pas très loin, dans l’Illinois qu’il puise son inspiration. A ce rythme là, il aura fini le tour des états américains vers 2056. Ca irait plus vite en Belgique mais bon, les sources d’inspiration de la musique folk ne se trouvent pas sur les bords de l’Escaut ou de la Meuse non plus... Ambitieux aussi par son ampleur. Les albums de 22 titres ne sont pas la norme.

Un petit album folk de temps en temps, ça fait vraiment du bien. Mais ce n’est pas dans l’acception d’une musique minimaliste mais dans le type de narration. Les orchestrations sont de fait plutôt acoustiques. C’est donc du folk moderne (plus comme Bright eyes que Sophia), même si me résultat évoque souvent plus Belle and Sebastian (The mans of Metropolis, They are night zombies !! They are neighbours) et les cuivres occasionnels viennent renforcer cette impression. Parfois une guitare vient essayer de relever l’ensemble et soutenir les choeurs mais ça reste discret.

Ce n’est donc pas ampoulé non plus. Une sorte de bon équilibre finalement testé dès le morceau d’entrée (They are night zombies !! They are neighbours).

Certains titres sont véritablement touchés par la grâce comme John Wayne Gacy Jr (un serial killer si mes souvenirs sont bons). Mais d’autres fantômes sont convoqués comme celui de Nick Drake (Casimir Pulasky day et bien d’autres) ou le plus vivant de Neil Young (Seer’s tower). C’est de toute façon assez personnel surtout quand ça ne rappelle rin dans les syncopes de Come on feel the Illinoise. La teneur mélodique est d’un niveau rare (Chicago) et les choeurs enfantins viennent apporter leur dose de légèreté (Chicago, The man of metropolis steals O).

Evidemment, la féerie voulue ne prend pas tout le temps non plus (Prairie fire that wanders about) mais tout reste plutôt digeste grâce aux intermèdes musicaux tantôt psychédéliques (A conjunction of drones, Out of Egypt) tantôt mélancoliques (To the workers of the rockford river).

Au total, un album d’une grâce incomparable dont on sort presque aussi épuisé (En effet 22 titres en enfilade c’est pas une sinécure) que satisfait. (M.)

Article écrit par Marc

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