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Yann Tiersen : Les Retrouvailles

mercredi 23 août 2006, par Marc


On peut reconnaître trois talents à Yann Tiersen : un sens mélodique rare, un carnet d’adresses impeccable (faut-il rappeler ses collaborations ? écoutez plutôt le live C’était ici) et une discrétion qui sied parfaitement à cette musique intimiste.

On retrouve donc ici ce qu’on aime chez le breton qui signe son retour après deux musiques de films (La timbale décrochée avec Amélie Poulain et Goodbye Lenin) et un live. en effet, il faut remonter à L’absente pour trouver la trace d’un album studio.

Dès les premières notes, on se replonge dans son monde. Grâce à des morceaux instrumentaux qui feraient très joli mais manquent de la sobriété du Phare. Ca y ressemble pourtant très fort comme La veillée. Le second grand talent de l’ami Yann est de faire des écrins pour voix superbes. Ou a des voix pas superbes du tout comme celle de Jane Birkin qui interprète un déroutant Plus d’hiver. Dans une autre dimension musicale, on retrouve ainsi voix de Liz Fraser (la chanteuse des Cocteau twins qui avait déjà enchanté le Teardrop de Massive Attack) sur le molasse Kala. Plus surprenant a priori est la présence de Stuart A. Staples sur A secret place. Habituée aux arrangements somptueux des deux premiers albums des Tindersticks, la voix trouve sa place à tel point qu’on la croirait sortie d’un album récent des Tindersticks. Les choeurs apportent une touche du Léonard Cohen qu’on aime moins. Sur le titre le jour de l’ouverture, c’est un pan de la chanson française qui est convoqué (Miossec, Dominique A le récidiviste). Saluons enfin l’entrée fracassante de Mary (encore chanté par Liz Fraser) sur la playlist des chansons les plus déprimantes du moment.

Si certaines choses n’ont jamais été entendues sous cette forme (La boulange et ses guitares et basses), les instrumentaux sonnent comme du déjà entendu. De toute façon, les morceaux instrumentaux ne sont jamais des interludes et il a le bon goût de ne jamais les laisser traîner, ce qui n’évapore pas l’intérêt. Il y a même de l’autocitation sous forme de clin d’oeil sur 7:pm qui rappelle la sècheresse d’un album comme Le phare et un son d’orgue pourrait faire penser à de la musique d’église (La jetée).

A part quelques collaboration de fort haute tenue, aucune surprise vraiment marquante pour ce joli (comment en serait-il autrement ?) album d’un Yann Tiersen qui n’a jamais déçu. (M.)

Article écrit par Marc

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