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Daydream Three - Stop Making Noise

lundi 2 décembre 2024


‘Si ça va trop vite ou trop fort, c’est que vous êtes trop vieux.’

C’est ce que veut l’adage et l’Italien Enzo Pepi a décidé de le prendre à contrepied, intitulant son album d’une réflexion souvent entendue. Mais on se doute qu’on lui fasse encore la remarque. Surtout que de fureur il n’est finalement pas question ici. Ce vétéran italien de la scène rock/noise utilise la distorsion, certes, mais ce n’en est pas bruyant pour autant.

On avait déjà évoqué la musique gorgée de nineties de Daydream Three rien n’a vraiment changé. On pense toujours à des choses comme Sonic Youth. Par la nonchalance calculée du chant surtout, l’accent new-yorkais en moins, forcément. Cet accent pourra aussi être une petite réticence d’ailleurs et le propos ne parait pas trop profond en première analyse.

C’est plus efficace quand c’est plus direct en fait, on en veut pour exemple Death Makes Fun Of Us ou You Can’t Deceive Me Anymore. Et puis il ne veut pas s’enfermer et change de braquet et de pitch de voix sur sur Only Sweet Words. Pas indispensable en l’état, il propose une variation bienvenue. Mais cette voix ne permet pas tout, comme quand elle monte sur Dark Days.

Album sans doute nostalgique, sans doute pas passionnant pour ce qu’il est, il pourra cependant proposer un retour à des choses aimées pour le.la quadragénaire nostalgique.


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