mercredi 23 août 2006

Il arrive que certains albums ne survivent pas à la hype de leur sortie. Ou peut-être au contraire, ce branle-bas médiatique n’a-t-il que pour but de faire oublier la faiblesse de la galette dont la maison de disque est malheureusement parfaitement consciente ? Quoiqu’il en soit, on ne peut être que déçu par ce premier album solo du leader de Depeche Mode. Autant le premier single « Dirty Sticky floor » est un tube, autant le reste de l’album n’a pu m’inspiré que du désintérêt ou du dégoà »t.
Il m’est d’ailleurs encore difficile de savoir si ce single m’apparaît bon suite au mitraillage radiophonique ou de part ses qualités intrinsèques.
Remarque amusante, ce single est la plage titre de l’album comme si la maison de disque avait voulu rassurer le fan sur le point d’acheter : « oui, ceci est bien l’album qui contient la chanson de la radio ! ».
On pourrait facilement comparer ce dernier album avec le dernier opus de Depeche Mode Exciter, qui n’arrivait à nous faire vibrer que sur 4 titres. Le reste des plages quant à elle tombaient soit dans la catégorie « mièvre et baveux » ou dans celle « bruitiste ». Ces deux catégories peuvent également s’appliquer aux chansons de Dave Gahan…
Faut-il voir dans ce nombre de tube quasi proportionnel au nombre de cerveaux de la bande, l’intérêt qu’a Depeche Mode à rester uni ? Faut-il voir dans ces pauvres albums la fin d’un des groupes qui nous a par le passé tant enchanté ? Les questions restent ouvertes et il est probablement trop tôt pour enterrer ceux qui ont déjà survécu à tant de changements de mode (qui les attendait encore lors de la sortie du très bon « Ultra » ?). Gardons l’espoir et les oreilles ouvertes. (F.)
On prend beaucoup de plaisir à découvrir de nouvelles formations féminines et nerveuses, comme Lambrini Girls ou Panic Shack. Si l’énergie du quatuor de Bristol est indéniable, elles ont aussi d’autres cordes (vocales) à leur arc. En parlant de voix, celle de la chanteuse/guitariste Yasmin Berndt est étrangement éraillée. Très en avant sur un morceau comme Dance, elle ne manque pas de cachet. (…)
Une des conséquences étranges de l’ouverture de la fenêtre d’Overton comme une baie vitrée exposée très à droite est que le discours autrefois passablement éreintant de Morrissey devienne plus mainstream. Mais rassurez-vous, il arrive à se plaindre quand même. Que ce soit pour fustiger l’anonymat de sa tournée alors que toute la presse anglaise en parle ou pour annuler un concert parce qu’il a (…)
Découverts la même faste année 1994, Pulp et The Divine Comedy constituent toujours des repères 31 ans (ouch...) après. Le hasard veut qu’ils nous reviennent tous deux en 2025, dans une bonne forme qui semble imperméable au passage du temps.
Le côté résolument hors du temps, hors de ce temps plutôt, facilite sans doute la prise d’à¢ge de la musique de Neil Hannon. Le talent faisant le reste. (…)
Non, je n’aurais jamais pensé critiquer l’actualité d’un groupe comme Pulp (on en avait parlé ici pourtant). On craint d’ailleurs souvent ces retours venus de nulle part tant la fibre nostalgique permet de plans marketing. Personne ne pense une seconde qu’Oasis se reforme sur des bases artistiques et pour proposer du matériau neuf et excitant.
C’est dans ce contexte un peu suspicieux que (…)