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Endless Dive - Souvenances

vendredi 28 février 2025


On ne va pas tourner autour du pot, si vous tenez à apposer une étiquette sur votre flacon d’Endless Dive, celle de post-rock adhèrera. Mais on est clairement à la limite du genre, avec une vraie personnalité qui dévie souvent vers le folktronica. Il faut dire que le ton très fortement mélancolique est encore augmenté par des incrustations de sons et dialogues fixés sur VHS ou cassette, voire de synthés vintage sur Rouge Feu. Les souvenirs familiaux utilisés sur les clips renforcent bien évidemment cette sensation.

Certes, il y de la guitare électrique sur Deux Roues mais ce n’est pas elle qui mène les débats. Pour les amateurs du genre, le quatuor devenu duo (Pierre Van Vlaenderen et Nathan Mondez) redevient momentanément un quatuor (avec les nouveaux Renaud Verstraete et François Hantson) pour préparer une tournée et donner une version plus percutante du morceau (c’était ici). Les guitares peuvent être fort électriques donc, mais rarement à l’avant-plan.

Si on entend beaucoup d’arpèges, ils seront plus volontiers acoustiques et on se souvient alors à quel point on avait été hanté par Manyfingers, il y a bien longtemps. Les incrustations sonores en français évoqueront plus facilement quelque chose à un public francophone (et même plus spécifiquement belge) mais bon, ce ne devrait pas être un obstacle si vous me lisez. La lecture de La Petite Danseuse, un poème d’Eugène Manuel, flanque un bourdon assez carabiné et ce à chaque écoute. Sans exagérément jouer sur la corde sensible, la délicatesse et la maitrise du duo belge emporte l’adhésion.


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