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Tiga : Sexor

mercredi 23 août 2006


Sur papier cet album part très bien. Tiga, DJ canadien, s’adjoint le frères Dewael à la production pour nous livrer un album mixant, balades, tueries de dance-floor et chansons aux saveurs 80’s. On peut dire que ça marche en bonne partie. Les premières chansons qui suivent l’intro font mouche. On trouve le gentillet (Far From) Home, l’extrêmement efficace You Gonna Want Me et High School qu’aurait pu chanter Dave Gahan.

La suite part un peu plus en vrille. On a alors quelques morceaux fortement orientés pour les dance-floor, entre 2 et 4h du matin, (Pleasure from the bass). Mais bon, toujours fortement écoutables et même bien foutus (Good as Gold).

Là où les poils commencent à se hérisser, c’est quand arrivent les balades électro : Car, autant les Pet shop Boys à leur grande époque ont pu faire des choses à la fois calmes, intelligentes et drôles, autant Depeche Mode a pu (et nous a prouvé qu’il pouvaient encore) faire des albums aux rythmes lents, pesants mais toujours intenses ; autant ici, ne ressort que le côté kitsch de la chose. La vacuité des paroles apparaît dés que les rythmiques ralentissent et s’effilochent etdés que les accompagnement baissent le ton (Balad of sexor, Down in it).

On notera une reprise électro sous acide du Burning down the House des Talking Heads. Divertissant.

Au total, cet album sera à conseiller à ceux qui ont aimé la musique des années 80 et à qui de nouvelles chansons copie calque de Pet Shop Boys, Soft Cell et Depeche Mode feront plaisir. On ne pourra dans tous les cas que difficilement excuser 3 balades au gout douteux.

Par contre ceux qui espèrent écouter l’album electro de l’année sur base du single "You gonna want me" risqueront d’être surpris par le mélange des genres. (F.)


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