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Camilla Sparksss - ICU RUN

vendredi 12 septembre 2025


Barbara Lenhoff l’avait bien dit à la sortie de son album plus apaisé Lullabies, ce n’était qu’une digression. Et pour brillante qu’elle était, il faut admettre qu’elle était moins percutante que le formidable Brutal. On est donc plus que satisfaits d’un retour vers cette veine puissante qui prend un peu le temps de placer les choses avec les sons fondus d’Holy Shit.

Elle a donc besoin d’un peu d’élan, d’échauffement malsain avant de faire claquer The Noise. On est venus chercher ces éruptions sur Strangers, terrifiant et spectaculaire, ces morceaux directs (Damages), d’exultation (Stormseeker) et qui semblent inarrêtables peuvent s’écouter presque à l’infini. On a essayé, on peut témoigner. A ce niveau de créativité, il faut cherchez du côté de Xiu Xiu.

Mais le ton est différent, notamment parce que son chant ne se départit jamais d’une certaine sensualité, rappelant ce qu’on avait tant aimé chez la regrettée Anita Lane qui se retrouverait dans la queue de comète d’un electroclash poussé dans ses derniers retranchements. Cette année, on a eu aussi Marie Davidson en grande forme. Le propos est ici moins politique est plus personnel, le nom de l’album évoquant le passage de son père aux soins intensifs.

On apprécie aussi la variété des éléments qui se retrouvent fusionnés ici. Entre les son orientalisants d’I Like The Noise ou Featherless, comme chez Peter Kernel (son autre groupe) et le chant en italien de Franco Bianconi sur Amami Tu, il y a de l’espace sonore qu’elle explore et malaxe avec une belle sante.

L’electro de 2025 est féminine avec Kompromat (en grande partie), Marie Davidson et Camilla Sparksss, c’est une évidence. Ce court album a tout bon et confirme que Brutal n’était pas un fait isolé. Merci Barbara.


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