lundi 3 novembre 2025, par

The Besnard Lakes s’étaient rappelés à notre bon souvenir récemment avec un live qui arrivait bien à capter leur singularité. Sortir un concert n’était donc pas une marque de manque d’inspiration car voici quelques semaines plus tard du nouveau matériel tout neuf. Enfin, si les compositions sont nouvelles, il n’y a pas de révolution à prévoir en leur chef. Tant mieux, sans doute...
Et cet album commence sous des auspices bien brouillardeuses, avec cette sensation qu’un morceau en émerge, avec les voix d’Olga Goreas et Jace Lasek qui semblent le trouer ou presque. Et de cette brume shoegaze on ne sort pas vraiment, elle semble bien convenir aux claviers flottants de Chemin de la Baie. Il découle de cette torpeur une certaine léthargie qui semble tenir plusieurs morceaux comme Carried It All Around. Dans ce contexte, ce sont les mélodies qui font la différence, permettant à Battle Lines ou Give Us Dominion de mieux se démarquer.
Oui, on peut magnifier un riff de quatre notes sur Pontiac Spirits mais ce morceau commencé sous des auspices de New Order hors d’âge comporte ce qu’il faut pour que la limpidité ait aussi du corps.
The Besnard Lakes pratique toujours une musique des grands espaces mais ici ils sont baignés d’un brouillard épais, les communications de passent plus. Une musique donc plus emballante dans l’ensemble que dans le détail, conçue pour s’y immerger et s’y perdre volontairement.
A l’intersection de plusieurs choses qu’on aime, ce troisième album est l’occasion de découvrir Emeline Marceau qui officie en tant que Roseland. Et on est content que La Centrifugeuse ait organisé la rencontre musicale.
Pour que cette musique qui puise dans les énergies rock et synthétiques puisse donner sa pleine puissance, il faut un petit supplément de fougue pour pousser les morceaux (…)
Comme tout bon duo, Grive est constitué de deux membres. Le nom d’Agnès Gayraud vous évoque sans doute moins de chose que La Féline. C’est en effet sous ce nom qu’elle fait partie de celles qui ont montré la voie, celle dans laquelle se sont engouffrées des artistes comme Zaho de Sagazan. Elle est flanquée de Paul Régimbeau qu’on a connu plus electro en tant que Mondkopf et qui a aussi (…)
Sourions sous la pluie
En cette époque de pléthore de sorties, le label reste un repère, un encouragement dont on a besoin comme impulsion. Le quintette rennais sort ainsi son album sur My Little Cab Records et c’est un gage de qualité quand comme nous on a aimé Boy & The Echo Choir, My Name Is Nobody ou Aetherlone très récemment.
Apparemment, le groupe a commencé en tant que duo de (…)
Le charme de la lourdeur
La musique forte, j’en écoute fort peu. Le rock suisse, ce n’est pas non plus ma spécialité. Mais l’occasion aidant, j’apprécie d’autant mieux cette dose forte et subtile. C’est malin, j’aime beaucoup mais les comparaisons, le vocabulaire me manquent pour faire plus que vous le conseiller. On va donc essayer de se débrouiller..
Comme beaucoup d’âmes sensibles, je (…)
Quelques semaines après la sortie de cet album, vous en connaissez sans doute la genèse mais pour la traçabilité, rappelons qu’un soir de 2023, en concert à Atlanta, la voix de Patrick Watson l’a complétement lâché. Et pas qu’un peu, il s’est retrouvé muet du jour au lendemain avec peu d’espoir de guérison. L’idée d’un album chanté par des artistes féminines a alors germé et une fois sa voix (…)
Il est fréquent que les groupes à très forte personnalité musicale produisent des morceaux similaires. Mais ce n’est que très rarement un problème. Surtout pas dans le cas de la formation canadienne qui a su nous séduire dès la première note et maintenir notre attachement pendant 18 ans. Avec leur mélange de pop aérienne, de textures dream-pop et un goput de l’ampleur qui touche au post-rock, (…)
Contrôler le narratif, voilà la préoccupation de toute personne publique pour le moment. Et le procédé choisi par le couple Butler/Chassagne, c’est de passer par une application sur laquelle des podcasts étaient disponibles. Appeler cette application ’Circle of Trust’ est évidemment de fort mauvais goût quand le spectre des accusations de ’comportements sexuels déplacés’ portées par des femmes (…)
Etrange attachement que celui qu’on a pour Destroyer. A un tel point qu’on comprend parfaitement qu’on reste un peu à l’écart. Ce nouvel album ne va sans doute convertir que peu de sceptiques, mais ceux qui ont déjà trouvé la porte d’entrée de l’univers de Dan Bejar resteront au chaud à l’intérieur.
Son style se retrouve dès le premier morceau qui claque et prend son temps à la fois. Kitsch (…)