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Searows - Death In The Business of Whaling

mercredi 4 février 2026


Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.

Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant entre la sociétaire de Boygenius et Ethel Caine (en première partie de laquelle Alec Duckart a joué). Pour surnager, il faut les morceaux. Et puis garder cette intensité d’interprétation. Il y a les deux ici et subjectivement, c’est très beau.

Et puis sans avoir l’air d’y toucher, le son est bien plus enveloppant qu’on ne pourrait le penser de prime abord. Hunter n’est pas un morceau de feu de camp. Le premier album était de la bedroom pop pur jus, le processus d’ouverture au monde vient juste de commencer. Si on se réfère à des exemples du coin (Seattle), la trajectoire de Perfume Genius doit donner de beaux espoirs.

Et pour sortir de l’uniformité, rien de tel que l’électricité de Dearly Missed. Et des morceaux comme Junie peuvent être brouillardeux à souhait. Impossible de renouveler ce genre de folk dense et cotonneux. Mais si le genre vous plait, il n’y a pas à tergiverser.


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