vendredi 24 avril 2026, par

Il avait fallu un album pour qu’on prenne toute la mesure de cet étrange duo, pour que la fausse nostalgie ne masque pas leur étrangeté et leur singularité. Une fois la porte trouvée, on ne cherche plus jamais la sortie et on va encore rester un bon bout de temps chez eux, c’est certain.
Parce qu’il y a dans cette alliance franco-australienne un charme qui n’est pas que suranné. Aussi parce que si la mise en son fait la part belle aux tentations vintage, il y a aussi une luxuriance plus électronique qui les sort d’un potentiel carcan passéiste. S’ils ont mis le cap sur l’Angleterre pour enregistrer cet album à Margate avec Marc Lindsay (Tunng), on retrouve tout ce qui nous avait déjà plu.
Leur lecture d’une certaine forme d’ampleur sixties doit autant à l’époque en tant que telle qu’à la version qu’en ont faite des artistes comme The Divine Comedy (patent sur Euphoria) ou Pulp (le faux sérieux de Fish and Chips), voire Get Well Soon. Ils ont en commun avec ces exemples un amour du contre-pied et de l’ampleur mêlées. On les décèle au détour de l’étrangeté attachante de Do Da Da Da (avec Lily Buchanan). Mais la modestie d’un Good Company fait mouche également.
Ce qu’on retiendra de toute façon, ce sont ces morceaux qui nous ont retenus au long des nombreuses écoutes, comme la plage titulaire, Cake ou les fantastiques cordes de Lorene.
Maxwell Farrington et le SuperHomard en sont arrivés au point où ils sont leur propre référence. Tout ce qu’on attend d’une formation aussi typée, c’est de produire les morceaux que leur style mérite et on a exactement ça sur cette sortie de l’excellent label Talitres.
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