vendredi 25 août 2006

On n’est pas toujours d’attaque pour un album prenant, pour se faire retourner de l’intérieur. La plupart du temps, on veut de la musique pour égayer l’ambiance, pour dissiper la noirceur ambiante. La musique plus pop vient alors à notre rescousse. Il faut qu’elle soit distrayante mais pas fade, enjouée mais pas niaise. Le cahier des charges est finalement plus ardu qu’il n’y paraît et c’est un genre qui compte finalement peu de véritables réussites.
Ce préambule plutôt long posé, il est temps d’aborder frontalement le cas de The Chalets. Il faut donc trouver le bon moment pour écouter The Chalets. En effet, c’est seulement après plusieurs tentatives que j’ai trouvé plaisant ce Check in. Ce qui pourrait paraître paradoxal au vu de la musique joyeuse concoctée par ce groupe mixte. Donc, un conseil d’utilisation est de respecter quand même une posologie mesurée, les titres ont tendance à se ressembler quand on avale les 14 d’un coup.
La concordance des voix féminines et masculines permet pas mal de combinaisons. On notera, ça et là , des tentatives d’originalité. On se croit alors franchement dans une version actualisée des antiques B52’s (Love punch). Quelques titres me sont restés plus facilement en mémoire (No style, Nightrocker qui est plus brut de décoffrage). Cette pop aux guitares ni clinquantes ni vrombissantes, aux tempos enjoués mais pas frénétiques évoquera les Papas Fritas (talking ’bout my generation) à ceux qui ont connu ça. A mille lieues de la folie douce de Architecture in Helsinki, voici une autre petite récréation. Pas renversante sans doute, mais suffisamment fraîche pour vous apporter, par petites touches, un sourire bienvenu. (M.)
On prend beaucoup de plaisir à découvrir de nouvelles formations féminines et nerveuses, comme Lambrini Girls ou Panic Shack. Si l’énergie du quatuor de Bristol est indéniable, elles ont aussi d’autres cordes (vocales) à leur arc. En parlant de voix, celle de la chanteuse/guitariste Yasmin Berndt est étrangement éraillée. Très en avant sur un morceau comme Dance, elle ne manque pas de cachet. (…)
Une des conséquences étranges de l’ouverture de la fenêtre d’Overton comme une baie vitrée exposée très à droite est que le discours autrefois passablement éreintant de Morrissey devienne plus mainstream. Mais rassurez-vous, il arrive à se plaindre quand même. Que ce soit pour fustiger l’anonymat de sa tournée alors que toute la presse anglaise en parle ou pour annuler un concert parce qu’il a (…)
Découverts la même faste année 1994, Pulp et The Divine Comedy constituent toujours des repères 31 ans (ouch...) après. Le hasard veut qu’ils nous reviennent tous deux en 2025, dans une bonne forme qui semble imperméable au passage du temps.
Le côté résolument hors du temps, hors de ce temps plutôt, facilite sans doute la prise d’à¢ge de la musique de Neil Hannon. Le talent faisant le reste. (…)
Non, je n’aurais jamais pensé critiquer l’actualité d’un groupe comme Pulp (on en avait parlé ici pourtant). On craint d’ailleurs souvent ces retours venus de nulle part tant la fibre nostalgique permet de plans marketing. Personne ne pense une seconde qu’Oasis se reforme sur des bases artistiques et pour proposer du matériau neuf et excitant.
C’est dans ce contexte un peu suspicieux que (…)