lundi 22 juin 2026, par

On pensait avoir compris la trajectoire de Get Well Soon, qui semblait évoluer vers une pop deplus en plus orchestrée.Mais le propre des artistes est de ne pas s’occuper de progression linéaire mais de suivre leurs inspirations et leurs envies. Et les envies actuelles de Konstantin Gropper semblent avoir six cordes.
En effet, à l’instar de Songs Against The Glaciation et de la tournée qui a suivi, sans violoniste, c’est le versant plus rock de la formation teutonne qui est abordé ici. Comme Metric qui s’est concentré sur la solidité sur son album récent, Get Well Soon a poussé une seule de ses aspirations.
La guitare électrique est un instrument nostalgique au fond, tant elle n’occupe plus les avant-postes des genres musicaux actuels. C’est le rock classique qui reste le plus populaire et si ce n’est pas la voie choisie ici, on sent qu’ils avaient besoin de retrouver des émotions anciennes, une énergie presque enfouie après 20 ans d’existence. On le sent dès le très engageant The 4:3 Days. Il y a bien des choses qui plaisent ici, comme The Pope Washed My Feet in Prison (oui, ils gardent une appétence certaine pour les longs titres biscornus), mêlant accords mineurs et nostalgie. Ou encore When They Cheer You’re Wrong. Mais ce sont des morceaux qu’on aurait sans doute encore plus adoré entre d’autres plus hors-format.
Tout n’est pas cependant pas abordé avec les doigts dans la prise. Mais même quand le tempo se ralentit sur There’s Waldo (un des singles sortis avant l’album) ou That’s Not Me les guitares sont de sortie. Il faut dire aussi que Get Well Soon reste ample quoiqu’il arrive. Le résultat est donc toujours fort et plaisant, même si on n’a droit cette fois-ci qu’à une seule facette de leur personnalité.
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