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The Veils – Fragile World

lundi 13 juillet 2026, par marc


Etrange que les sorties d’un groupe qui nous est si cher échappent parfois à notre vigilance. Il faut dire que si leur style est toujours reconnaissable, l’ambition de leurs albums est variable. Au très spectaculaire et généreux ...And Out of the Void Came Love avait en effet succédé le plus intime Asphodels qui avait aussi moins marqué.

On comprend très vite qu’on va rester proches de ce dernier, avec des morceaux majoritairement en suspension comme le très éthéré High Hopes. D’accord, la batterie de Little White Bird est très présente mais le morceau, bien présent, est bien linéaire avec des sons moins organiques qu’à leur habitude. Il faut plus que The Wildening Dark ou My Foolish Heart pour nous faire chavirer, même si la belle voix éraillée de Finn Andrews apporte toujours une touche d’humanité et de chaleur.

C’est beau, délicat, et il y a beaucoup d’excellentes choses bien entendu. These Are The Days par exemple mais on aimerait que ce soit une agréable temporisation, pas un des hauts faits. Lungs et son piano en avant est très bien aussi et aucun morceau ne déçoit vraiment, il faut le dire aussi.

A l’opposé de Metric ou Get Well Soon qui n’ont proposé que le versant fier-à-bras de leur style, The Veils se cantonne à la délicatesse alors que pour ces trois formations, le plaisir vient de la surprise et de l’ascenseur émotionnel qui semble ici bloqué entre deux étages. Evidemment, tout ceci n’est rien moins qu’impeccable et on s’en veut un peu de ronchonner mais le souvenir pas si lointain d’albums incandescents est trop prégnant pour qu’on succombe complétement.

    Article Ecrit par marc

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2 Messages

  • The Veils – Fragile World 13 juillet 09:44, par Laurent

    Totalement d’accord sur l’impression globale. On attend le(s) titre(s) flamboyant(s) pour retrouver les Veils des grands jours et c’est vrai que ça ne décolle jamais, même si c’est juste parfait du début à la fin. J’ai largement préféré ce "Fragile World" au très éthéré "Asphodels" mais comme toi, le souvenir de "... Came Love" hante encore l’écoute et génère une forme de frustration honteuse. Carrément-méchant-jamais-content, parce qu’en même temps c’est tellement bien !

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