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Om : Conference Of The Birds

mardi 29 août 2006, par Marc


J’imagine que c’est un pur hasard mais cet album fleurant bon le psychédélisme des années soixante m’arrive en même temps que l’annonce du décès de Syd Barret. Car ne cherchons pas midi à quatorze heures, l’univers de Om n’est pas éloigné de celui des premiers Pink Floyd. Si je n’apprécie pas particulièrement les critiques track-by-track, la présence de seulement deux – longs – morceaux m’y oblige pour une fois.

Ainsi dès le début At Giza rappelle immanquablement A Saucerful Of Secrets de Pink Floyd. Même basse entêtante, même climat psychotrope, même voix monocorde et incantatoire. Puis on remarque que les ambiances ne varient pas vraiment, tout juste le tempo. C’est alors les Allemands de CAN (période Soundtracks pour fixer les idées) qui s’imposent comme incontournable référence. Vous l’aurez deviné, on n’est pas ici en présence d’une énième resucée post-punk. A la moitié du morceau, c’est pratiquement un redémarrage, plus lent. Comme du blues à l’arrêt. Puis la mélodie primaire, volontairement minimale revient. Si vous avez un jour apprécié les deux références mentionnées, vous ne pourrez qu’aimer ça.

Savoir si ça a un quelconque intérêt en 2006 est une question embarrassante que je vais m’empresser d’éluder dans un premier temps. La seconde plage (Flight of the Eagle) semble tout d’abord n’être qu’une variation avec une guitare grondante plus présente du premier titre. La mélodie est largement aussi pauvre et répétitive et après le premier titre et malgré une guitare inédite chez les glorieux anciens, on reste sur notre faim. Et un ennui solide succède à la perplexité. En effet, sans le foisonnement d’idées du Floyd ni la transe de Can, il faut un certain aplomb pour proposer ça presque quarante ans après. Tabler sur l’ignorance ou la nostalgie ne suffira pas, je le crains.

Pour que cette musique fonctionne, il faudra évidemment atteindre le niveau d’attention psychique requis. Ceci pourra nécessiter l’utilisation d’adjuvants… Faute d’avoir essayé, j’ai regardé ma montre à plus d’une reprise.

OM ne joue donc pas la modernité ni la variété. Si pour vous Pink Floyd s’est fourvoyé depuis son second album, ceci pourra vous plaire. Qu’on puisse faire ça de nos jours m’intrigue plus que ça ne m’intéresse. Je vais plutôt ressortir mes vinyles et laisser ceci au rayon ‘anachronismes superflus’. (M.)

Article écrit par Marc

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