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Audioslave - Revelations

mardi 12 septembre 2006, par Fred

Un album de diversification...


Le 3eme opus de d’Audioslave dont on ne rappellera pas la génèse étonne !

Alors que le titre de l’album prête forcément à sourire après la mollesse du précédent opus (Revelations... et puis quoi, revolution ?), on est finalement surpris par la diversité et la densité de la galette.

Tout commence par 3 morceaux qui combinent les meilleurs du sons de Soundgarden, période SuperUnknow, et de RATM : Les intros, les riffs, les coups de wha-wha et les soli de Morello, la cloche à la batterie, la voix et les refrains plaintifs de Cornell... Ces 3 bons morceaux portent la patte Audioslave et Revelations est un parfait single, juste ce qu’il faut pour lancer un album et une promo !

Satisfaire les fans, ça, c’est fait.

Par contre, la suite est plus intéressante et plus risquée avec des morceaux aux perspectives plus ouvertes. Ce qui avait déjà été esquissé sur leur album éponyme et sur Out of exile se confirme, Audioslave cherche à élargir son registre, à se diversifier. Et la part de "produits de diversification" ne cesse d’augmenter d’album en album, ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Le chant est de plus ici plus souple, plus soul, moins tourné vers le hurlement mais plus vers les nuances.

Cela va donc des balades folks à la guitare acoustique (Untill we fall), au rock échevelé rapellant Primal Scream (Original Fire, tout y est, la guitare grasse, le tambourin, les clapements dans les mains...) à des sonorité purement américaines de rock fm ou power rock (somedays, Shape of Tings to come, Wide Awake, Moth), à des choses finalement difficilement classables (Broken city)...

Seuls ici quelques touches nous rappellent qui tient la guitare. Le style Morello se fait plus discret.

Certaines de ces chansons perdent même toutes les "marques de fabrique" des antécédents d’Audioslave et se révellent tout simplement très bonnes (Until we fall, Shape of things to come, Nothing left to say but goodbye et surtout Wide Awake).

Par contre, on donnera un carton rouge à Jewel of the Summertime parfaitement insupportable !

Un album qui arrive donc à diversifier le son d’Audioslave sans le diluer lui permettant de ne pas se répéter à l’infini et qui permet à Cornell d’élargi son registre vocal, pour le bonheur général. Un album qui de plus apporte son lot de bonnes compos autant uptempo que downtempo. Un album qui vaut donc la peine d’y jetter une oreille attentive si l’occasion se présente à vous.

Article écrit par Fred

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