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The Smashing Pumpkins : Siamese Dreams

dimanche 25 juin 2006, par Marc


Pourquoi déterrer ce qui semblera un vestige sympathique des désormais révolues années ’90 alors que ce groupe est devenu un des plus grands (allez, osons !) de la planète rock ? Parce que je ne connais pas le dernier, que le précédent était faiblard (sauf dans de décapantes versions live où la puissance de feu transfiguraient de pâles compos, mais je me vois mal chroniquer des cassettes enregistrées sur magnétoscope) et que leur double opus est trop touffu pour mes capacités. C’est donc un peu par élimination. Mais pas que ça, comme il va être temps de le justifier.

Retour en 1991. Un groupe inconnu sort un très bon Gish. Pas de bol, à Seattle sort en même temps un certain Nevermind qui fera trop de bruit pour nos Chicagolais. Qu’à cela ne tienne, le deuxième sera le bon. On pourrait évoquer les connus Disarm accroché à la voix de rasoir de Bill Corgan ou le riff lourd de Today, mais il y a mieux à faire. Car ils amènent ce que peu ont fait avant eux (Hendrix, le Velvet, Led Zep,…rien que ça !) : un SON. Guitares fuzz, batterie lourde mais souple et inventive, énergie autre que celle des ‘Fuck’ punks. Tout est en place pour le décollage d’une des aventures musicales de ces 10 dernières années. Et on démarre aussi sec. Les irrésistibles Mayonnaise et autre Rocket sautillent, le doigt dans la prise. Cohérence d’un album (presque) sans faiblesse et suffisamment varié pour soutenir l’attention une heure durant. La cohésion (pas celle de l’effectif qui tourne comme celui du Cure de la belle époque, c’est à dire pire qu’une équipe de foot) est assurée par un chanteur-guitariste-compositeur-parolier qui, quand il se place ainsi, plane cent coudées au-dessus de toute la production actuelle.

Il est de notoriété publique que le cap le plus dangereux est celui du troisième album (souvenez-vous de la gamelle de ce qu’était Oasis…). Et là, y’a pas eu photo. La claque, celle qu’on prend souvent si on fouille dans le passé en accéléré mais qui se fait rare en restant scotché au présent. Mellon collie and the infinite sadeness, ça s’appelait. Une sorte de raccourci prolixe (n’oublions pas que chaque album des Pumpkins charrie le double d’inédits) en deux volume de ce qu’ils sont capables de faire. Ca part dans tous les sens avec une volonté de surprendre qui fait plaisir à voir. Et si tout était dit ? Non. (M.)

Article écrit par Marc

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