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The Album Leaf, Chop Suey, Seattle, 16/11/2006

mardi 21 novembre 2006, par Marc

Découvertes


Encore une nouvelle salle. Le Chop Suey (prononcez comme vous voulez, c’est vous qui lisez après tout) est situé sur les hauteurs de Capitol Hill. Je traduis : pas exactement la porte à côté. Encore une fois, la première partie est fournie avec deux noms.

The Lymbyc system accompagne The Album Leaf depuis le début de la tournée. Ils ne sont que deux sur scène, un claviériste et un batteur. Leur musique, purement instrumentale, est solidement charpentée. Quand le batteur lâche les chevaux, c’est carrément excellent. Les climats varient, le public est visiblement séduit par ce groupe de Phoenix, Arizona. Voilà une soirée qui commence bien.

Le second groupe, venu de Brooklyn, a la curiosité de s’appeler Dirty On Purpose, ce qui pourrait se traduire par Sale exprès. Et ce n’est finalement pas si éloigné de la vérité, puisqu’ils participent à ce curieux retour du mouvement Shoegazing, renaissant après 15 ans de silence. On peut donc sortir la check-list du genre, tous les poncifs du genre y sont. Deux guitares dont une pas extrêmement assurée pour la mélodie et une autre pour le gros brouillard sonore ? Oui. Un bassiste au four et au moulin pour donner une structure au morceau ? Oui. Une voix forcément fluette et des mélodies répétitives ? Oui. Un second guitariste jouant plus des pédales que du manche ? Une attitude scénique timide et des chemises à carreaux ? Oui, on a à peu près tout. Est-ce que ça marche ? Parfois, le mur du son se révèle un moyen efficace et on est emportés. Mais le niveau est à des lieues de Film School (de Brookyn aussi) ou autres iliketrains.

Se rendre à un concert sans même jamais avoir entendu une note de la tête d’affiche, ça m’arrive pas souvent. Mais je suis les conseils et je suis rarement déçu. Avec un nom pareil, je ne sais pas pourquoi, mais j’imaginais avoir affaire à un autre groupe de folk psyché. Dès l’installation des instruments, je remarque que j’ai tout faux. En effet, on compte pas moins de sept claviers, vieux synthés ou claviers-maitres en tous genres et tailles. Plus un violon. Le groupe, formé par Jimmy LaValle (qui a notamment collaboré avec The Black Heart Procession, gage de bon goût), doit en effet son nom à une sonate de Chopin. Donc le cœur même de la musique de The Album Leaf, c’est le piano de LaValle. Il chante parfois, rarement mais bien. On pourrait par exemple parler de post-rock au clavier, pour cette façon d’installer un climat, de le faire occasionnellement exploser ou languir. C’est de la fort belle ouvrage, prenante et subtile. Voilà, j’ai un nouveau nom sur ma liste de courses.

Article écrit par Marc

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