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Cursive : Happy Hollow

vendredi 29 décembre 2006, par Marc

Fantaisie Chez Les Ploucs


C’est la fin de l’année. Vu la quantité annuelle de critiques et sachant que 2007 démarrera bien vite, il est plus que temps de se pencher sur le résidu de nos listes de 2006. En plus des albums que je n’ai pas pu écouter en entier et de ceux trop clairement hors de mon champ de compétences, il y a ces albums déconcertants dont on reporte l’analyse pour se pencher en priorité sur ce qui nous est familier. C’est à cette catégorie qu’appartient Cursive parce que, autant ne pas laisser un suspense insoutenable, c’est un album riche et inspiré.

Cet album de Cursive relate avec un oeil amusé la vie dans une petite ville des Etats-Unis avec la rage d’en sortir qui va avec. Ce qui est bien, ce n’est pas un album lobotomisé de plus. Mais si vous le permettez, je vais remettre l’exégèse à plus tard et tenter de vous donner goût à cette musique. Car j’y ai pris goût moi-même. C’est qu’il me faut de temps en temps une petite couche de rock plus culotté, plus ample. Et là, il y a de quoi faire. Dès les premières secondes de cet album, les cuivres prennent possession de la scène. C’est forcément spectaculaire, c’est fait expressément pour en jeter un maximum. On reste forcément un peu estomaqués face à ce genre de stoner fait à l’aide de trompettes (Big Bang). Le chant pourrait être celui d’un quelconque groupe californien pour djeûns (les oho sur Dorothy At Forty). Mais ce n’est pas grave, la musique est trop subtile pour ça et ce côté pop rend le tout plus accessible. Sinon, on peut songer à une version teenager du plus sombre Angel Dust de Faith no More, voire carrément du Mars Volta mais en forcément plus aéré et fun.

Mais qu’on se rassure, il y a également plus de subtilité (Bad Sects, Into The Fold), voire de véritable groove (Flag And Familys) ou encore des incursons carrément jazzy (Retreat !). Une des constantes dans tous ces moreaux, c’est la permanente évolution, comme cette année chez Malajube par exemple. Ici aussi, il y a plus d’idées que de titres, même si certains thèmes réapparaissent de temps en temps, donnant un certain liant.

Voilà, la patience est une vertu qui prend tous son sens au contact de groupes comme Cursive. Puissance, variété et complexité sont les principales qualités de cet album. Allez, place à 2007 maintenant.

Article écrit par Marc

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