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Interview : Vive la fête

jeudi 21 juin 2007

Els Pynoo se confie à Snooba


Serge alias Snooba nous fait un très grand plaisir en nous permettant de publier l’interview de Vive La Fête qu’il a effectuée pour rif-raf Son myspace : http://www.myspace.com/snooba

Vive la fête sort son 5eme album "Jour de chance", après 2 ans de tournée à travers le monde. Dans un style toujours décalé, légèrement moins électronique, mais toujours assez dansant que pour nous livrer un concert dans l’antre du Dirty dancing ou nous avons rencontré Els Pynoo, légèrement abîmée par une sale chute dans les méandres souterraines du Mirano. Marqué, pas de chance !

S : Bonjour Els, titre du nouvel album ’’Jour de chance’’ C’est quoi un jour de chance pour toi ??

Els : Un jour de chance, ouuuhhhh, c’est quand je suis avec mes chevaux J’aime beaucoup ça, quand je suis seule avec eux dans les champs. Je n’ai pas besoin de beaucoup, pour vivre un jour de chance. Aujourd’hui (Soir du concert au Dirty Dancing, couverte de bleus, doigts foulés ndlr), ce n’est pas un jour de chance, je suis tombée dans les escaliers en back stage, c’était donc une belle entrée (rires), mais normalement, je vis beaucoup de jours de chance, l’aventure Vive la fête est un jour de chance perpétuel, d’autant que je ne suis pas difficile.

S : Ce nouvel opus, bien que parfois encore parsemé de sonorités électroniques, résonne encore plus ’’rock’’ que les précédents, c’est une chance, vu le contexte marqué par le retour de celui çi ?

Els : Ce n’est pas pour une raison de mode, c’est plutôt sous influence des concerts, lesquels contiennent plus de guitare, c’est plus énergique et tout ça, alors c’est pour ça, on veut les mêmes émotions sur scène que sur disque.

S : Certaines chansons sont plus calmes, comme ’’La route’’, quasi sous influence Gainsbourg, période Bardot. Vous pensez que c’est un choix qui portera chance ?

Els : Oui sûrement (rires), en fait c’est une de mes chansons favorites, parce que j’aime ma voix quand je chante comme ça. De plus c’est en duo avec Danny, et c’est très sensible, ça me touche beaucoup. Je suis très fière de cette chanson.

S : La chanson française est aussi présente via un titre en anglais de Polnareff, un de ses tubes, lesquels ne lui ont pas particulièrement porté chance, car il a du quitter la France, suite à des déboires avec le fisc. Mais le coup de chance c’est qu’il revient en force et fameux défi car ça n’a l’air de rien, mais manque de bol, c’est assez difficile niveau chant.

Els : Je sais (rires), mais je suis une grande fan de Polnareff, surtout de ’’Love me please love me ’’, c’est un caprice un peu égoïste de ma part, car ça faisait déjà quelques années que j’en avais très envie. De plus les timbres de voix, très haut, c’est plus facile, pour moi.

S : Au fait comment tu en es arrivée à chanter, est ce que la rencontre avec Danny a été le coup de chance qui a servi de déclic ?

Els : Je ne sais pas, c’est très impulsif, j’ai fait ce dont j’avais envie et c’est tout. Mais la rencontre avec Danny a été une grande chance, une rencontre décisive, certainement, oui !

S : Est ce que tu dirais que ’’Vive la fête’’ est ton projet le plus abouti, voire le plus chanceux ?

Els : Oh oui, certainement (rires), après une semaine, on a commencé avec le single ’’Je ne veux pas’’ et ça n’arrête plus depuis.

S : Beaucoup de guitares saturées, dans ce disque. Danny semble se laisser aller complètement. C’est une chance pour les amateurs de saveurs électriques ?

Els : Oh oui, surtout pour moi, car c’est ça que j’aime, pour Danny aussi car il a désormais beaucoup de travail sur scène, comparativement à avant. Il a beaucoup plus de solos, certes un rien improvisés, mais c’est beaucoup plus prenant pour lui. C’est ça l’esprit ’’Vive la fête’’.

S : Toujours cette chance, pour les francophones, de comprendre toutes les paroles, car excepté Polnareff, tout est chanté dans la langue de Voltaire. C’est curieux, car souvent les néerlandophones, voire les groupes belges en général, issus du milieu rock préfèrent chanter en anglais, histoire de provoquer la chance au niveau international.

Els : Oui je sais, mais pour moi chanter en anglais c’est trop commercial ou trop pop. Pour ’’Vive la fête’’, ça ne convient pas. Tandis qu’en néerlandais, c’est plus compliqué parce que cette langue n’est pas assez sensuelle pour être chantée. Le français est très érotique et poétique et cela contient plus de mystère, pour moi.

S : Le belge s’exporte bien pour l’instant. Pour un de mes amis artistes d’obédience surréaliste, Laurent d’Ursel, ce phénomène de mode risque de ne pas porter chance sur le long terme, car on risque de trop faire le belge, de ne plus être au fond qu’une nation comme les autres. Alors que notre force jusqu’ici, c’était d’être en dehors de tout schéma ’’nationaliste’’, au point de vue artistique, d’être des bâtards sensibles, dans un pays sans grande Histoire. T’en penses quoi ?

Els : Ohhh, ça je ne sais pas, mais je ne crois pas, parce que quand on va au Brésil ou Tokyo, Berlin, ils nous aiment car on est ’’Vive la Fête’’ et pas parce qu’on est spécialement belge. Il y a beaucoup de grands talents en Belgique et je ne pense pas que c’est le début de la fin. Je n’ai pas peur.

S : On va voir si c’est notre jour de chance, j’ai un ticket de Presto, on le gratte, ou on le brûle à la Gainsbourg ??

Els : Euuuh, gratte !

S : Quedalle, je n’ai jamais eu beaucoup de chance avec l’argent, la preuve, j’écris dans Rif Raf. Bonne chance pour la suite !

Els : Merci beaucoup !

Serge alias Snooba


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