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Das Llamas - World War

vendredi 31 août 2007, par Marc

Interpol dans ta face


On pourra nous reprocher plein de choses sur ce site, mais pas celui d’écrire sur des groupes populaires pour générer du trafic. Si cette façon de procéder peut se révéler déprimante en termes de fréquentation, elle permet sans doute à quelques curieux de faire des découvertes. J’ose espérer que ce n’est pas perdu donc.

Pour ceux qui auraient quand même cliqué sur un nom qu’ils ne connaissaient pas, bienvenue dans le monde nerveux de Das Llamas. Entendu un peu par hasard sur une radio de Seattle (qui est disponible en ligne et qui a quelques fort alléchants podcasts), le titre Wood On Bones est de ceux qui ne laissent pas indifférent. Incisif comme du Interpol ayant engagé un batteur tribal, il est en effet entrainé par une rythmique implacable qui soutient un riff minimal pour, au choix, irriter un peu ou donner envie de s’entrechoquer avec le premier mur venu (c’est plus mon cas).

Das Llamas est un jeune groupe de Seattle et World War son premier album. Qui n’est pas facile à trouver puisque malgré les incroyables marchands de disques du Northwest j’ai dû me rabattre sur le téléchargement légal, ce qui conforme le côté peu racoleur de mon choix.

A quoi vous attendre dès lors en mettant cette plaque dans vos oreilles ? A un rock râpeux, rêche et nerveux, à un single dont on a parlé extrêmement accrocheur, à une impitoyable enfilade de titres survoltés. Encore une fois, huit titres, c’est le dosage idéal pour ne pas rester sur sa faim et voir l’intérêt se maintenir jusqu’au bout. Dans le détail, I Got Stoned est plus vénéneux, comme descendant direct des premiers Stooges. On peut même trouver des accents lyriques hérités d’Echo And The Bunnymen (The Legacy). Le reste oscille entre le tendu et hypnotique The Wedding Song et une manière un peu plus rentre-dedans et plus cold dans les influences le sous-tendant que, disons, The Others (Je manque de références en matière de musique qui fait du bruit).

On peut écouter tout cet album en prenant ça pour une sorte de groupe rock intransigeant ayant décidé de jouer des titres cold-wave à leur mode. Mais ce n’est qu’une des nombreuses attitudes possibles car ça pourra plaire aux amateurs d’alternatif (style Fugazzi) de tout poil comme aux simples amateurs de choses relevées et sincères. Le charme de l’inconnu en plus.

J’avais posté le morceau sur radiolibre.be, pas de raison que vous n’en profitiez pas. C’est ici. Ou alors faites-vous une idée sur myspace.

Article écrit par Marc

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