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Pukkelpop 2007

mardi 21 août 2007, par Fred, Marc, Paulo

On a tout vu, on va tout raconter...


Comme tous les ans, vous ne couperez pas à la narration de nos aventures limbourgeoises. Parce que c’est l’occasion rêvée de contempler ce qu’on écoute, le détour par le Pukkelpop nous est rien moins qu’indispensable. L’affiche nous avait évidemment alléchés. Pas plus que d’habitude pourrait-on dire. Pourtant, au final, c’est sans doute le plus réussi de ceux qu’on a eu l’occasion de vivre. Nous allons tenter de vous expliquer pourquoi.

Jeudi 16 août

Une heure entre la sortie du train et l’arrivée sur le site, montage de tente compris, c’est pas loin d’être un exploit. Si le site et le système sont identiques d’une année à l’autre et que l’expérience aide, c’est aussi la marque d’une impeccable organisation. C’est donc l’esprit léger et détendu que je commence le festival par Apse. Du post-rock presque de grand matin (il est 13h30), c’est une entrée en matière plus que consistante. Mais le château est un endroit presque toujours bien fréquenté et finalement, l’absence des figures de style imposées feront que je m’y refrotterai certainement sur album. Il faut maintenant un peu musarder avant d’attaquer un plat assez costaud : Liars. Leur album précédent, conceptuellement basé sur les percussions, n’était pas exactement de l’easy-listening. Mais le charisme du longiligne chanteur aux faux airs d’ado s’accorde parfaitement à la cohérence du propos. J’attends donc impatiemment leur prochain album dont les extraits proposés fleurent bon le retour de la rage. Délectable, vraiment. Et dire que ça ne fait que commencer…

Il est loin le temps où on avait fui Editors après un titre et demi. Le son n’était pas fameux, le début de set approximatif. Un qualificatif définitivement banni pour eux tant le son est compact, plein, grandiose. On se demande par moments comment ils arrivent à faire ça à quatre. An End Has A Start est un album qui a indéniablement son public et nous en faisons partie. La grande scène, même fort tôt dans la journée, leur va décidément fort bien. Une première confirmation qui sera suivie par d’autres. On a souvent été impressionné par des batteurs mais on décernera tout de même une note spéciale à celui d’Editors pour un cœur à l’ouvrage qui fait plaisir à voir. En parlant de voir, les poses et postures de Tom Smith valent également le détour. L’Angleterre a acouché d’une nouvelle génération de chanteur possédés, c’est un fait !

Une des joies du nombre de scènes du Pukkelpop, c’est le grignotage sur le pouce de concerts qu’on n’aurait sans doute pas pointés mais qui permettent de respirer, d’attiser la curiosité. On voit donc un demi-concert de Just Jack. Le sympathique anglais a visiblement un public déchaîné. On ne partage pas cette transe mais le test du live est passé grâce à de bons musiciens et on ne voit pas ce qu’on peut lui reprocher dans un style qui n’est pas notre tasse de thé habituelle (si ce n’est de ne pas pouvoir être écouté de bon matin, avant d’avoir pris un café sous peine de retour sous les couettes sans préavis) Celle de I’m From Barcelona dont on rattrape la fin le serait plus. Comme prévu, des hymnes simples et une bonne humeur indéniable rendent la pléthorique formation suédoise (beaucoup de déguisements et un dauphin gonflable) sympathique. On n’en dira pas autant de l’ampoulé duo Rodrigo y Gabriela. Les deux guitaristes classiques font dans le vain. De la technique pour les non-spécialistes. Ou quand Branlita et Branlito sont sur un bateau… Un passage rapide sur la main stage nous confirme les doutes qu’on avait sur les Fall Out Boy. C’est de l’émo rock et on ne peut que s’empécher de trouver risible ce mélange de gros riffs distordus et de refrains geignards. 2 morceaux et puis s’en vont donc.

On ne sera pas plus transportés par Dizee Rascal. Plus que probablement à cause de l’intransigeance et cette variété de l’anglais qui nous est définitivement hermétique. Quand il faut faire des listes à la Nick Hornby des plus grands albums de rock de tous les temps, il est impossible de faire l’économie d’ Iggy And The Stooges. Les deux premiers sont entrés par la grande porte du panthéon de la musique et le dernier va faire un aller simple dans les poubelles des albums embarrassants. Conscients de leur passé prestigieux, la set-list frise le sans-faute. Le son est excellent, saignant presque. Ou est le problème alors ? Dans l’aspect. Iggy c’est rigolo à regarder, mais on connait par cœur ses grimaces. A soixante ans, on peut trouver ça admirable ou pathétique. C’est la seconde option qu’on choisit. Que dire alors des trognes de ses comparses, du plus pur style dentiste en week-end ? Les Stooges, c’était un groupe dangereux, malsain, pas une machine à rocker. C’est cette dimension-là qui est perdue. Ils sont toujours d’impeccables interprètes, leur répertoire est inoxydable, alors où est le problème ? Dans les intentions. Ils sonnent mieux que 99% des groupes de punk, c’est indéniable, mais il ce n’est pas de la musique de sexagénaires. Dirt par exemple, est un titre vénéneux qui perd pied quand il est exécuté à la va-vite. Il s’est écoulé trente-sept and depuis Fun House. Ce chiffre est énorme. Mais capitaliser sur le passé n’a jamais été une bonne façon de faire de la musique.

Une bonne façon, par contre, c’est d’innover, d’interpréter des choses tordues avec une efficacité maximale. Et c’est ce que nous a proposé Battles. Le quatuor a sorti un excellent album qui toutefois prend tout son sens en live. On avait peur d’une débauche de samples désincarnés, ils nous ont proposé un set admirable de chair et de sang, compact autour d’un batteur hallucinant qui ne se déplie que pour frapper sa cymbale placée en hauteur. Ce qui avait pu paraitre sur l’album comme un electro-rock cérébral est en fait plus proche de l’explosion de talent jazzy de multi-instrumentistes surdoués touche-à-tout. On le comprend bien quand on voit deux des membres jouer à la fois de la guitare et du synthé, pendant qu’une troisième lache parfois son manche pour atteindre un sample et que le batteur abat à la main des rythmes hallucinants. Altlas est un des morceaux de l’année et le Club chauffé à blanc en résonne sans doute encore. A l’opposé du spectre musical, ce sont les Kaizer Chiefs qui s’occupent des moins intransigeants sur la main stage. Le groupe anglais doit un succès mérité à sa faculté de composer des chansons qui séduisent tout de suite sans effort particulier. Ca marche parfois, ça lasse souvent. On aime en intermède mais c’est tellement loin de nos standards… Petite incursion dans le passé, nous passons écouter quelques morceaux de Soulfly. Et la chance nous permet d’entendre le toujours si efficace Roots bloody roots de Sepultura. L’energie est toujours là. Après avoir massacré au Botanique l’an passé un album déconcertant, Architecture In Helsinki nous devait une revanche. Et on y a eu droit. C’est que leur dernier album (on vous en parle bientôt) est plus compact, plus maîtrisé. Finis donc les collages, l’absence de ligne directrice qui faisait leur style mais était irreproduisible sur scène. Place à un funk blanc plus classique, proche des B52’s par exemple. Comme ils ont gardé leur enthousiasme, leur groove fonctionne. L’incursion de sons vintage les transforme en fanfare vintage. Mais il faut aussi que le corps exulte. Rendez-vous donc dans le Boiler bien nommé pour un dj set qui passe du bon (Gui Borratto) à de la musique plus bas-du-front, comme souvent du reste à ces heures avancées.

Vendredi 17 août

Il y a quelques compensations à rester sur place. Assister à une performance stupidement placée à 12h30 d’ Art Brut par exemple. Heureusement, cette heure matinale (qui les a, selon leurs termes, obligés à boire de la vodka à 10h00) n’a pas altéré la prestation. Eddie Argos ne sait pas vraiment chanter mais son ton récitatif correspond à merveille à ses hilarantes histoires. Il profite de certaines chansons pour faire passer des messages comme « on veut des disques chez les marchands de disques, pas des dvd ou des jeux video » qui tombent à propos. Dans la grande famille des Anglais charismatiques, il se place à la hauteur d’un, disons, Jarvis Cocker. Le ton rentre-dedans du punk-rock proposé termine de nous séduire. A l’heure ou beaucoup de festivaliers émergent, il y en a qui avaient déjà le sourire. Changement de programme, c’est Mintzkov qui occupe le Club en début d’après-midi. Ce gentil pop-rock qui a été traumatisé par dEUS nous permet une agréable sieste sur l’herbe. La seule du festival. On comprend mieux les lacunes de l’album de Fujiya & Miyagi en les voyant en live. Le lin-up minimal : synth, basse et guitare mélodique sont à l’origine de ce son propre et entêtant. On ressort du château avec le même goût mitigé laissé par l’album. C’est bien aussi la constance.

L’electro peut être subtile ou pas. Dans la catégorie franchement « ou pas », nous avons le duo Black Strobe. Et c’est aussi pour ça qu’on va le voir. Pour les riffs saignants, pour le look de motard d’ Yvan Smagghe, pour l’énergie. C’est en festival que ça se déguste donc on en profite. Dans le Boiler voisin, MSTRKRFT ne fait pas non plus dans le détail. Bien bourrin malgré l’heure, le duo canadien met tout le monde au diapason de son set brutal. Toujours pas de dentelière à l’horizon puisqu’on assiste au début du set de The Hives. Rien à redire, le quatuor suédois est toujours à la pointe du garage nerveux et énergique.

Il y a de quoi se poser des questions quant à la culture du public du Boiler qui fait des hohoooo sur le set de James Holden, un des meilleurs dj de la planète qui a un public trop habitué aux beats des kermesses pour piger toute la subtilité. On se consolera en mettant ça sur le compte de l’enthousiasme d’une salle de bal qui ne désemplit jamais.

Il n’y a pas de miracle pour les Brésiliens de CSS. L’album est en grande partie composé de morceaux moyens et ce n’est pas le live qui va les améliorer. Le but ultime est certes le fun mais la liste des groupes qui font ça mieux est tellement longue qu’on passe son chemin vite fait. Après l’écoute de l’album d’ UNKLE, on se demandait comment aller se faire la transcription en live et la gestion des multiples collaborations. Résultat : seul deux ou trois chanteurs étaient présents mais pas ceux qui se sont le plus illustrés sur War Stories. Et quand le visage du chanteur de Burn My Shadow apparaît sur l’écran, le public n’est pas dupe et c’est assez difficile à avaler. On regrettera également quelques mises en place douteuses, un son en façade un peu faiblard au début mais on est tout de même content d’avoir pu entendre les titres majeurs de ce dernier album.

La bio d’Henry Rollins commence à devenir kilométrique. Chanteur du groupe punk black flag puis de combo punk-metal Rollins Band, icône rock, poète, auteur, acteur et animateur télé, Rollins parcourt depuis plus de 10 ans les routes des Etats Unis et du monde, pour rencontrer les gens, pour parler de lui, pour raconter des anecdotes de tournées et pour exposer ses opinions politiques, le tout toujours avec beaucoup d’humour. On apprécie fortement cette initiative du Pukkelpop de faire venir cet icône pour un show de stand up d’1h30 qui n’a semblé durer que quelques minutes tant les anecdotes abordées, le rythme de la conversation, la clareté de son anglais et surtout la cohérence du tout étaient impressionnants. Car c’est bien là que Rollins marque des points : contrairement à un comique de stand up, il n’introduit pas une nouvelle situation toutes les 90 seccondes, juste après la chute. Non, il élabore, étaille, avance dans son récit en le ponctuant de chutes. Fort plaisant. Les anglophiles pourront se procurer l’un de ces DVD ou l’un de ses livres-lu en confiance, ils passeront un bon moment.

Dommage de ne considérer Patrick Wolf que comme un interlude. Surtout que les subtilités du jeune multi-instrumentiste méritent une écoute attentive. Mais on est aussi là pour un des évènements canadien. Arcade Fire prend possession de la plaine et on remarque tout de suite que quelque chose cloche. La voix de Win Butler est mal assurée, malade, et entraine avec elle toutes les orchestrations vers le bas. Pour avoir connu pareille mésaventure à Sasquatch, on conviendra qu’ils ont toujours du progrès à faire. Quand ça tourne bien, on peut avoir quand même le minimum syndical de magie, comme cet enchaînement Power Out/Rebellion (lies). Ils nous doivent une revanche à Forest National, malheureusement pas l’antre du bon son.

Séance de rattrapage pour The Besnard Lakes qui passe finalement à cette heure tardive dans un Château désert. Tant mieux pour nos jambes puisqu’on peut s’y asseoir, tant pis pour les absents qui manqueront un prestation céleste du subtil combo canadien qui alterne moments méditatifs et fureur électrique. Avec en cadeau d’adieu un Devastation digne des bons moments de Neil Young. On aura besoin de ce moment de grâce pour la suite. Simultanément, et ce n’est pas le moindre des charmes du festival, joue le l’historique trio Dinosaur Jr – Le rock n’a pas d’âge décidément.

Votre patron vous ennuie ? Vous allez au boulot à reculons ? Je ne sais pas si ça peut vous rassurer, mais les rock stars sont aussi soumises à ce phénomène. Bill Corgan, par exemple, ne semble pas heureux de son boulot. C’est ce qui a rendu le set des Smashing Pumpkins aussi terne. Soyons clair, rejouer les bons vieux titres d’un des meilleurs groupes des années ’90 ne l’enchante plus. Ce qui l’intéresse, ce sont les morceaux longs, méditatifs, plus adultes, ou alors les concours de riffs abstraits. Que ce soit clair, le son est parfait, le jeu est excellent, mais on a un peu l’impression que le tonitruant light-show et le montage à la serpe des séquences qui passent sur les écrans sont des tentatives de bluff. Quand à sa seule intervention, signalant qu’il venaient de sortir un album (nooon ?), il ne l’a même pas terminée. On est restés jusqu’à la fin, guettant le burn-out, l’insulte au public, un peu d’action quoi. Alors que l’utilité d’un nom pareil sur l’affiche c’est de fédérer autour d’un répertoire faisant presque l’unanimité, ils sont allés puiser au plus obscur de leur discographie (Starla) ou au moins enthousiasmant Zeitgeist. On avait eu la même impression de malaise il y a trois ans avec les White Stripes, quoique pour des raisons opposées (Jack White n’a pas de collections de tubes et préfère puiser dans le patrimoine folk-blues). Pour terminer cette longue journée du vendredi, un peu de détente musculaire avec le toujours impeccable Cozzy Mozzy ou une stimulation cérébrale avec les inattendus Mouse On Mars (remplaçant au programme leur projet connexe Von Südenfed) et on peut retourner dormir dans sa petite tentente.

Samedi 18 août

Premier concert de la journée et peut-être un des plus intéressants pour son côté aventurier. Ca se passe au château, lieu idéal pour les ambiances de Patrick Watson et son orchestre. Watson se balade avec une boite de modulation vocale autour du cou, le guitariste fait de l’ambient avec un ballon gonflable. Les morceaux semblent plus entraînants que sur l’album et cet esprit cool efface le semblant de mièvrerie de quelques morceaux.

Si vous êtes une lectrice ou un lecteur fidèle de ce site, vous connaissez déjà Voxtrot . Et vous n’êtes donc pas nombreux au vu de l’assistance clairsemée. Ceux qui y sont auront vu un set tout en guitares britanniques, avec comme sur l’album éponyme des éclairs lumineux (Firecracker). Plus populaire est la pop précieuse de leurs compatriotes de The Shins. Dans la foulée d’un album très efficace, la bande à James Mercer nous a bercés tout au long d’un concert qui les a vus très au point, faisant passer dans un châpiteau toute la subtilités dont ils sont capables. Dommage seulement de ne pas avoir de New Slang. On le dira à Natalie Portman.

Quand il est malade, Mike Skinner est comme tout le monde, il n’est pas en forme. Donc sa prestation précédente il y a trois ans nous avait déçus. Celle-ci, non. Le chanteur de The Streets sait comment manipuler une foule de milieu d’après-midi, la mettre à genoux (au sens littéral), jouer du frisbee. Musicalement, le groupe joue fort bien, mais le côté entertainment le noie complètement. On se bornera à constater que le premier album reste le meilleur et qu’on préfère ça de loin aux insipides rockeurs d’après-midi sur la main stage.

Contraste encore avec le génial danois Trentemøller. Rendre toute la subtilité de l’album The Last Resort est un exploit. Reproduire sa subtilité en est un autre. Il fait encore bien clair mais cet electro-là est un des musts de ces dernières années.

On a déjà longuement parlé du charme ardu de Spoon. Dans un château étouffant, la précision chirurgicale de ce rock rugueux et plus complexe que de prime abord séduit. C’est peu éloigné de ce que propose un cd, certes, mais le chanteur est magnétique et on passe le bon moment prévu. On ne connait pas les arrangements pris entre deux groupes confrontés au même créneau horaire. Ainsi on ne sait pas la nature de la reprise d’un morceau d’ Armand Van Helden par Cassius dès le début de leur set alors que ce même Armand commence juste en même temps dans la tente adjacente. Clin d’œil sympathique ou espièglerie ? Soit, Cassius a livré une funk house bien entraînante le temps de quelques morceaux mais on s’est lassé quand cela devenait trop house seconde main.

Une grosse pointure maintenant. LCD Soundsystem s’est en effet imposé comme incontournable ces dernières années et leur concert tout en énergie brute a failli laisser des traces. En effet, bien placés au milieu et devant, on a pour voisins quelques gars bien éméchés qui ne trouvent rien de mieux à faire que lancer un pogo. On y va un peu, par jeu. Par défi. Puis on se calme pour apprécier un interminable et incendiaire Yeah. Un petit rappel en forme de douche froide incarnée en slow (New York I Love You) et on peut aller amener sa transpiration plus loin.

La set list eclectique de Nine Inch Nails a pêché aussi bien dans les deux derniers opus (hands that feed, Survivalism, ) que dans le fond de commerce de Trent (Hurt). La performance offrait un bon mix entre les chansons posées, celles basées sur de synthés (Me, I’m not, The great destroyer) et celles défendues guitare au poing. Les jeux de lumières étaient tout bonnement fantastiques, rendant le tout captivant. Notons cet effet de scène où un écran placé devant le groupe simule la neige d’une télévision et dans laquelle le groupe illuminé transparaît comme des spectres.

Place aux vétérans. Tout d’abord ceux de Sonic Youth dont l’âge apparent choque un peu. Mais comme ils ont décidé de renforcer leur culte en interprétant surtout leur célèbre album Daydream Nation, acte fondateur d’une culture indépendante outre-Atlantique. Faute de placement intéressant, on regarde quelques titres de l’extérieur. On rentrera plus avant pour le set du pionnier Felix da Housecat. Rien de bien marquant à signaler sinon une indéniable efficacité. On ne sait pas si c’est le fait d’être dans un festival du « nord » et d’avoir une certaine adaptation au public, mais le set d’ Erol Alkan n’a pas semblé être aussi marquant qu’à Dour. On retiendra tout de même son petit jeu de scène lorsqu’il disparaît avec la musique et réapparaît par élévation en faisant la statue de la liberté avec sa bouteille d’eau, quand on vous dit que c’est un comique.

En voyant Woven Hand tout au bout du parcours sur l’affiche, on savait qu’on tiendrait notre porte de sortie, de celle qui enfonce nos nerfs éprouvés. Ce qu’on ne savait pas, c’est la puissance électrique à laquelle on assisterait. On avait déjà connu David Eugene Edwards hanté, mais pas aussi puissant. C’est donc sur un rappel de 16 Horsepower (l’ancien groupe) qu’on termine ce somptueux festival.

Le nombre de concerts vus ne laisse pas de doute là-dessus, c’est sur la musique que nous nous sommes concentrés cette année encore. La qualité des prestations et l’éclectisme exigeant ont fait de cette édition 2007 un très bon cru. La programmation est en effet au plus près de nos goûts et l’organisation reste irréprochable. Quand on me demandera ce que j’aime faire dans la vie, je pourrai sans doute répondre : « Aller au Pukkelpop ».

Article écrit par Fred, Marc, Paulo

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3 Messages de forum

  • Pukkelpop 2007 23 août 2007 21:58, par sebduj

    Ca fait mal de lire tout ca. Quel idée j’ai eu de ma marier sans regarder un calendrier. Enfin, Win a gardé sa voix pour Forest, c’est déjà ca...

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    • Pukkelpop 2007 24 août 2007 09:35, par Marc

      Oui, evidemment, c’est une erreur de base. A la mi-juillet tu te serais pas fait avoir sans doute.

      Espérons en effet qu’ils seront rétablis et qu’ils joueront plus de 50 minutes.

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      • Pukkelpop 2007 24 août 2007 15:10, par Paulo

        on se fait tous avoir... j’ai raté Dour2005 avec le voyage de noces Mexique/Cuba. Ca tient EVIDEMMENT pas la comparaison ;o)

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